OBSERVATION III
(Empruntée à la communication faite par M. Budin à la
Société de Biologie, le 21 avril 1876.)
Hémorragie clitoridienne.
Le 22 octobre 1875, dans le service de mon excellent
- maître, M. le Dr Tarnier, accouchait à la Maternité de Paris, à 2 h. 1/2 de l'après-midi, la nommée Marguerite B..., primi-
\ pare, âgé de vingt-deux ans. L’enfant présentait le sommet en O.I. G. À. A peine la tête était-elle sortie qu'elle s’inclina légèrement du côté gauche, et nous vimes alors s’écouler à droite et à gauche du cou de l'enfant une certaine quantité de sang rutilant. Ce sang ne pouvait venir de l'utérus puisque les épaules et le tronc remplissaient la cavité vaginale, Ces parties furent expulsées à leur tour, et au fur et à mesure qu’elles se dégageaient on voyait sortir couvert de sang tout le côté latéral droit de l'enfant, côté qui était dirigé en haut.
© Nous pensâämes immédiatement à une hémorragie clitoridienne, dont M. Laroyenne (de Lyon) avait, quelques mois auparavant, rapporté plusieurs cas. Après l'expulsion de l’enfant, le sang continua à couler en abondance, il était rutilant et venait de la branche droite du clitoris. A plusieurs reprises, on fit des lavages à l’eau froide, l'écoulement diminua
beaucoup ; quelques minutes après la délivrance fut faite par
NS expression. Le placenta sortit en présentant son bord: sa face utérine n’était pas recouverte par les membranes. L'écoulement de sang continuant par la plaie clitoridienne, quelques nouveaux lavages à l’eau froide, puis la compression faite sur la plaie pendant dix minutes amenèrent la cessation de l'hémorragie.
L'enfant était du sexe masculin, volumineux.
Sa longueur était de 49 centimètres et son poids de