‹ Contribution a l'étude Des indications de la médication antipyrétique Dans le traitement De la fièvre typhoideChapitre 26 sur 32 · ME · texte numérisé non relu

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M sirop. Le malade prend de cette potion une cuillerée d'heure

tale, infusés dans 400 gr. d’eau, qu’on édulcore avec 20 gr. de

en heure. La dose de 0,75 suffit le plus souvent. Oncontinue ainsi pendant deux ou trois jours, jamais plus de quatre. A

(1) Voir Legrour. Thèse de doctorat. PET.

(2) Hirtz. Art. Fièvre, Chaleur, Digitale du Dict. de méd. et de chir. Pratiques, ee (3) Bernheim. Leçons de clinique médicale. ; . (4) La digitale peut encore être employé dans la fièvre typhoïde comme tonique . cœur, mais à doses moindres : nous n'avons pas à nous en occuper ici; nous ne la considérons que comme agent antipyrétique. |

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il -uxième jour, mais est quelquefois retardée jusqu’au cin- quième; d’autres fois elle est bru sque;elle peut se produire ra- pidement du troisième au cinquième jour. Cette rémission, qui, est de 4°à 2e} persiste : à son maximum pendant un temps qui varie de quelques heures à trois jours ; puis la tempérad: «ture remonte lentement; dans les deux tiers des cas(Bernheim),

ellen atteint plus son niveau primitif.

__ La durée totale dé cette évolution thermique, comprenant ÿ la durée de la descente, le maïntien de l’abaissement et la sept jours. 7 | Dans quelques cas, biere que la dois soit continuée après effét obtenu, la température, au lieu de. s’abaisser, remonte | comme si le médicament avait été suspendu. Il est enfin des fièvres re réfractaires à à l’action de la ie (Ferber, en En même temps que l’abaissement de la température, on . observe le ralentissement du pouls: il n'y a pas de parallélisme entre ces deux phénomènes : on les observe rarement Jun sans l’autre ; le plus souvent, le ralentissement du pouls | persiste bien que la fièvre ait reparu, il peut mêmeaugmenter, malgré l'élévation de la température. Ces faits permettent à Hirtz de conclure que l’action anticalorifique de la digitale

n’est pas due à son influence sur le cœur ; il l’attribue à une

(1) Liebermeister. Compend. de Ziemssen, v. Il.

la'c chute est généralement progressive: elle commence dès le .

période de réascension, est de trois à douze jours, « en HANSCRRE

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: à l'urée, et qu'elle ne paraît pas tr en Le cie | échanges gazeux (4 | TE ATP TR TSF ESP ERE | La digitale n'enraye pas la re de la maladie, quand la es défervescence coïncide avec la crise digitalique (6 fois sur 53, : Bernheim), c'est uné simple coïncidence. Pour Bernheim, la : , | digitale, enabaissantla température, diminue l'usure fébrile | 2e des parenchymes, atténue les dangers qui résultent de l'excès

en | de la fièvre; de pluselle renforcele cœur, active ainsi la circula-

tion pulmonaire et prévient l’hypostaseetl’ œdèmedu poumon. «< La digitale, dit-il (2), est surtout indiquée dans les cas où

la température élevée s'associe de bonne heure au pouls faible et fréquent, deux conditions propres à favoriser la production de pneumonies hypostatiques. » >

Mais, d'autre part, la digitale est impuissante, non seulement contre la maladie elle-même, mais encore contre les Re symptômes liés à l’intoxication typhique : souvent elle ne ; peut rien contre le délire, la somnolence, l’ataxo-adynamie ; : elle prévient l' hypostase, elle reste sans influence sur la bron- : chite capillaire et la broncho-pneumonie. à

En regard de ces avantages restreints se placent de graves inconvénients. |

Sa puissance anti-calorifique est moindre que celle des autres médicaments antipyrétiques, elle peut manquer ou être insuffisante, et« souvent l'influence du médicament ne se

!1) H°yem. Cours de théraneutiq , 1881, (2) Bernheim. Loc. cit., p. 434.

| maintient constante ni sur le e ni sur la température, de telle : sorte que nous ne pouvons jamais, dansla fièvre typhoïde | compter avec certitude sur l'efficacité pharmaco-dynamique L. la digitale » (Bernheim). :

Elle est souvent très. mal tolérée, provoque des troubles is des nausées, des vomissements (Liebermeister, G. Sée, Hayem). Enfin ce qui est plus grave, elle paraît pro- duire bien plus facilement que les autres antipyrétiques, l’affaiblissement cardiaque et le collapsus (Hayem). Le danger dela paralysie cardiaque, dit Liebermeister, n’est pas éludé par l'emploi de la digitale ; elle paraît au contraire l'appeler. (1) Elle est surtout dangereuse quand le cœur est dégénéré ; elle le ralentit sans le renforcer, précipite l’asystolie, et peut amener un collapsus mortel. Elle est formellement indiquée quand le pouls est lent et dépressible, et très accéléré (Bernheim, Liebermeister). L'adynamie est aussi une contreindication (Hirtz). Aussi peut-on dire avec Hirtz que, lorsqu’on donne la digitale à un maladeatteint de fièvre typhoïde, il faut exercer une surveillance attentive, avoir toujours la main surle pouls et l’œil sur le thermomètre.

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