‹ Contribution à l'Étude des Indications et de la Technique des Butées Ostéoplastiques dans le Traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 19 sur 47 · PLACE · texte numérisé non relu

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On ne peut pas dire que ces méthodes procurent sûrement un appui réel.

Ugo Camera pour qui l’ostéotomie d'appui est l'intervention préférable dans le traitement de la luxation invétérée, cherche à créer un soutien large et efficace au bassin en le faisant reposer sur le fragment supérieur couché sous lui par un mouvement d’adduction complète . P. M. Lance qui, dans sa thèse, fait une remarquable critique des différentes techniques d’ostéotomies, reconnaît que seule la manière d’'Ugo Camera donne un appui efficace et une rééquilibration musculaire satisfaisante (tension du petit et moyen fessier). Il améliore encore la technique en utilisant pour éviter le glissement du fragment inférieur la section osseuse en tenon de Mommsen.

La multiplicité des types d’ostéotomies dit bien l'intérêt suscité par cette méthode, mais aussi son inconstance. Ses défauts sont sérieux : outre ses résultats parfois inégaux, longueur du temps d’immobilisation et raccourcissement considérable, genant surtout pour les luxations unilatérales. Certes Ugo Camera pratique une ostéotomie de raccourcissement du côté sain, mais cette intervention supplémentaire peut être, en pratique, difficile a faire admettre aux malades et une ostéotomie reste quand même une fracture qui n’est pas toujours sans inconvénient P.M. Lance déclare lui-même que c’est « une méthode de traitement

à appliquer en dernier ressort ».

EN ere 111. Les repositions sanglantes :

C’est parcequ’ils n'étaient complètement satisfaits ni des butées hautes ni des ostéotomies que certains orthopédistes proposèrent la méthode des repositions sanglantes. L'idée n’est pas neuve puisqu'elle est réalisée déjà par Hoffa en 1889 alors qu’on ne parlait ni de butée ni d’ostéotomie d'appui. Lorenz fit aussi des réductions sanglantes mais la lourde mortalité opératoire, les mauvais résultats fonctionnels le poussérent à mettre au point sa technique de réduction par manœuvres orthopédiques qui s’avèra vite excellente. Après trente ans d’oubli, les chirurgiens américains font une évolution inverse de celle de l’orthopédiste viennois. Ils préfèrent de plus en plus la réduction sanglante à la réduction orthopédique, qu'ils accusent de donner des résultats nettement inférieurs et ceci même pour les luxations simples (statistique de Kichner de Detroit) ; Gallowoy, Coles, Farell puis Honoworth Freibey et Sanson de Québec sont les principaux protagonistes de cette méthode. Putti de Bologne est un des premiers à faire des repositions sanglantes en Europe.

En France, Mathieu le premier (1929) suit la voie tracée par les auteurs anglo-américains. Il cherche

à étendre les possibilités de réduction de la tête dans le

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