‹ Contribution à l'Étude des Indications et de la Technique des Butées Ostéoplastiques dans le Traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 31 sur 47 · A ER · texte numérisé non relu

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dans la première position de Lorenz, la région cotyloïdienne parait très aplasiée. En effet, la luxation se reproduit dès qu’elle n’est plus maintenue. La réduction ou la reluxation se produisent sous ressaut franc nettement perceptible. Le bord supérieur et le bord postérieur du cotyle paraissent également émoussés, sans aucun relief, et la radiographie montre dans ces cas une aplasie totale, non seulement du toit mais de l’ensemble du sourcil cotyloïdien.

On pourraît avoir tendance à juger cette luxation incoercible. Cependant, avant de proposer une butée ostéoplastique, il faut se souvenir des données de l’anatomie pathologique et du surprenant pouvoir d’ostéogénèse secondaire en rapport avec la loi de Delpech. Nous ne pensons pas qu’il s’agit d’une incoercibilité vraie et sans craindre de perdre du temps, nous proposons d’abord un traitement orthopédique qui sera particulièrement strict et prolongé 8 à 10 mois en moyenne. Notre conviction s’appuie sur l’observation de très nombreux malades soignés et longtemps suvis par Ch. Ducroquet et par nous.

L'expérience en effet nous a montré que maintes fois le seul traitement orthopédique arrive à corriger complètement cette incoercibilité qui pouvait sembler invincible. A la fin du traitement orthopédique, nous constatons cliniquement une hanche stable et le développement progressif du toit et du pourtour acéta- M. Mouchotte 5

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bulaire se précise peu à peu sur les clichés successifs. On est en droit de penser que le traitement orthopé-

dique peut ainsi rendre une butée inutile.

20 Incoercibilité vraie.

L'indication de la butée découle pour nous des

échecs du traitement othopédique loyalement conduit.

IL. — C’est dès la troisième position (extension rotation interne) l’enfant étant dans le plâtre que la tête fémorale manifeste sa tendance à fuir le cotyle. Elle peut remonter malgré l’appareillage de 1 cm., 1 cm. 5.

La butée s'impose évidemment sans plus attendre, l’aplasie cotyloïdienne persiste. La loi de Delpech n’a pas joué ou du moins insuffisamment. L’incoercibilité est indéniable.

On peut nous objecter que la butée aurait gagné à être faite plus tôt, d'emblée, après la réduction. On aurait ainsi évité l’ennuyeuse longueur du traitement orthopédique surtout l’indéniable atrophie, la décalcification parfois importante de la région cotyloïdienne et de l’épiphyse fémorale inévitables après une longue immobilisation plâtrée.

Ces critiques sont évidemment judicieuses, elles ne suffisent pas cependant à nous faire regretter notre tentative de traitement orthopédique car l’échec de celui-ci malgré tout, n’est que partiel car, dans bien des cas, il a permis la correction d’une déviation de

l’épiphyse fémorale (coxa valga, interversion).

Een TRREE

Le modelage de la cavité articulaire par la pression” de la tête a abouti à la formation d’une cupule dont seul le bord supérieur se montre insuffisant. L'ensemble du pourtour articulaire est un élément de contention indubitable. En outre, les masses musculaires, les parties molles réadaptées n'auront plus tendance à relever notre volet iliaque rabattu comme c’est parfois le cas lorsqu’aucun traitement orthopédique précède la butée.

Enfin, pour le jeune enfant du moins, les cas d’incoercibilité redhibitoire semblent à l’orthopédiste averti, assez peu nombreux, lorsqu'on examine l’ensemble des résultats.

Dans ces cas où l'insuffisance du traitement orthopédique devient notoire au cours de la troisième position, nous enlevons le plâtre dès Ja constatation de l'échec et deux à trois semaines plus tard, alors que le membre en rectitude a repris une vitalité anormale, nous pratiquons une butée, la tête fémorale étant abaissée et maintenue par une traction légère devant

le cotyle.

IL. — Après le traitement orthopédique complètement conduit, la tête est en place, la luxation se maintient cliniquement réduite mais l’aplasie cotyloïdienne semble persister très importante sur les clichés radiologiques, même chez des enfants de 10, 12 ans,

on ne trouve aucun développement visible du toit

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