I. Technique des recherches
1° Recherche des infections secondaires dans le sang. — Nous avons recherché les inféctions secondaires dans le sang. Pour cela nous avons fait un prélèvement de sang par ponction veineuse en ayant soin de prendre les précautions minutieuses d’asepsie. Puis à l’aide d’une pipette nous avons aspiré du sang directement dans la seringue et avons ensemencé immédiatement trois à cinq gouttes dans chacun de quatre tubes contenant les milieux sui-
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vants : bouillon, gélose, gélose-sérum, milieu © (gélosepeptone). Nous les laissions à l’étuve que nous. portions à 37° en examinant nos tubes tous les jours, pendant trois, quatre jusqu’à sept jours.
. 2° Recherche directe du bacille de Koch dans le sang. — Nous avons recherché le bacillé de Koch dans le sang par examen direct sur lame renonçant à le cultiver vu les difficultés considérables de technique pour obtenir: une culture du bacille tubereuleux. Nous l'avons cherché d’après la méthode ‘de Sabathé et Buguet ; ces auteurs croient que le bacille de Koch se trouve toujours à la partie superficielle du caillot et presque jamais dans le caillot. La rétréction de celui-ci chasserait vers sa surface les corps bacillaires contenus dans la masse du coagulum. Voici les détails de notre manipulation, toujours d’après ‘a méthode des auteurs ci-dessus : Après avoir prélevé # ou à ec. de sang aseptiquement dans un tube conique à étranglement supérieur, nous avons laissé le sang se coaguler à 25°, le caillot se rétracter et le sérum s’exsuder sans aucune agitation. Nous avons enlevé ensuite tout :e sérum à la pipette et prélevé une parcelle dans la zone rouge claire située exactement à la limite de séparation de la partie solide et liquide. Nous faisions nos étalements sur lames neuves, préalablement lavées à l'acide sulfuri- .que pour supprimer toute chance de présence accidentelle d’un acido-résistant quelconque, et nous les avons colorés au Ziehl, à froid.
3° Inoculation du sang aux cobayes. — Nous avons inoculé du sang de ces mêmes malades aux cobayes. Les ino-
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culations ont été faites au lit du malade immédiatement après la ponction veineuse et avec la même seringue. Un premier lot de dix cobayes a été inoculé dans le tissu cellulaire sous-cutané de l’abdomen avec 3 à 5 ce. de sang, puis cinq cobayes ont reçu des injections d’un caillot de 10 ce de sang dilacéré dans du sérum physiologique. Enfin, deux derniers cobayes ont été inoculés avec un caillot ma-
céré dans du sérum physiologique provenant de 20 cc. de
sang.
4° Recherche directe des microbes associés dans les crachats sur lame. -— Chez les mêmes malades nous examinions les crachats au point de vue de microbes associés. Après avoir fait soigneusement gargariser le malade ct recueilli lexpectoration dans un flacon stérilisé nous prélevions une parcelle dans la profondeur du crachat. Les microbes saprophytes des voies supérieures, les pyogènes de suppurations bronchiques et de lésions pulmonaires étant les mêmes, par suite de la posibilité de communica-
tion et la continuité des différentes parties de l’appareil |
respiratoire entre elles, nous n’attachions pas une grande importance à séparer dans les crachats les parties superficielles des parties profondes, comme le faisaient nos pré- décesseurs.
La collaboration était faite suivant le procédé Ziehl- Kühne : Après avoir fixé lentement la préparation à ta chaleur et laissé la lame pendant dix à quinze minutes dans le liquide de Zieh] chaud, nous l’avons faite passer pendant quelques secondes dans une solution d’aniline chlorhydrique à 2 % ,plongé rapidement dans de l’alcool absolu et observé à l'objectif avec immersion,