L..., 20 ans ,salle Castelnau
Bacillose pulinonaire commune à tendance caséeuse. Poussée évolutive du sommet gauche avec signes spélonciques. Température entre 38° et 3904, irrégulière.
Inoculation de 5 cc. de sang uu cobaye, négative.
Examen des crachats : vacilles de Koch, rares pneumocoques, quelques cocci.
IT, Résultats
Nos résultats se présentent comme suit :
1° Hémocultures faites sur vingt-deux malades, la plupart porteurs des lésions tuberculerses avancées, présentant des symptômes généraux d'intoxication grave et des différents types de fièvre, élevée presque toujours, ont été toutes négalives. Dans trois cas nous avons constaté un trouble mais qui était dû au leptothrix provenant des 1mpuretés de l’air (M. Mérieux).
2° Recherche directe du bacilie de Koch dans le sang. — Sur vingt--cing malades nous avons vu chez six des bacilles de Koch. Dans tous les cas positifs nous avens eu au moins deux lames présentant le bacille. Nous attribuons à l’imperfection de notre technique (technique: qui demande une assez grande expérience) le relativement petit nombre des résultats positifs. Les auteurs de cette méthode sur 130 examens de sang des tuberculeux à lésions
ouvertes ou fermées, sans ou avec bacilles dans les crachats, à localisation pulmonaire, articulaire ou rénale ont trouvé le bacille 130 fois.”
3° Inoculation du sang aux cobayes.
Premier lot de dix cobayes ayant été inoculé avec trois à cing cc. de sang : après guérison de la plaie produite par l'injection, ces cobayes n'ont présenté aucun signe de tuberculisation. Nous méfiant de la possibilité de la tuberculose expérimentale latente, nous ‘avons sacrifié sept de ces cobayes quoiqu’ils ne présentâssent cliniquement aucun signe morbide. Les sept autopsies n’ont révélé aucune lésion tuberculeuse ; tous les organes ont été trouvé intacts. Les trois autres cobayes présentent en ce moment une survie de trois mois et demi à cinq mois, ils peuvent donc être considérés comme guéris. |
Deuxième lot de cinq cobayes ayant reçu une injection de dix cc. de sang (caillot dissous dans du sérum physiologique). Ils ont présenté des chancres d’inoculation très ulcérés. Mais après cicatrisation. des lésions locales, 1ls n’ont présenté aucun signe de tuberculisation ; deux autopsies pratiquées ont été complètement négatives. Les trois autres cobayes sont après trois mois de survie en bonne santé ; deux femelles ont mis bas, et la progéniture non plus ne présente pas de signes morbides.
Troisième lot de deux cobayes ayant reçu une inoculation de vingt cc. (caillot macéré dans du sérum physiologique). Ces cobayes aussi ont présenté un volumineux chancre d’inoculation. Mais celui-ci à bien guéri, les ganglions n’ont Jamais été pris et à l’heure actuelle, plus de deux mois après l’inoculation, ils sont très bien portants.