‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 17 sur 31 · EXPÉRIENCE V · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE V

Injection de pus phlegmoneux, mélangé de sérosité érysipélateuse.

Le 7 novembre, injection à un lapin n° 5 de 10 divisions de la seringue de Pravaz de pus dilué dans un tiers d’eau provenant d’un phlegmon du coude développé au cours d’un érysipèle du bras. Poids de l'animal, 2 kilog. Température, 39,7.

Même injection à un lapin n° 6 pesant 2 kilog. 150 gr., plus 0 gr. 05 d'acide phénique. Température 39,8.

Le 8 novembre, soir, n° 5, T. 40,8. Localement, tuméfaction dure de la grosseur d'une noiselte, douloureuse au toucher avec rougeur diffuse à la surface de la peau. L'animal paraît très abattu et cherche les coins pour s’y blottir ; il n’a fait que gaspiller ses feuilles de choux.

N, 6, T. 40°. Pas de rougeur de la peau; rien dans le tissu cellulaire sous-cutané. [Injection de 0 gr. 05 d'acide phénique. A partir de ce moment nous séparons les deux lapins.

Le 9 novembre, n° 5, T. 40,9. Tuméfaction stationnaire comme volume et comme dureté. En arrière, petite nodosité ganglionnaire dure roulant sous la peau qui est elle-même un peu moins rouge que la veille. Vésicule contenant un liquide épais.

N° 6, T. 39,8. Tout petit ganglion au niveau de l'injection. Pas d'injection phéniquée.

Le 10 novembre, no 5, T. 40,7. Mouvements respiratoires précipités.

Frissons parcourant tout le corps de temps à autre. Même état local, Dou-

leur vive accusée par les secousses désordonnées que donne le lapin pris par les oreilles,

No 6, T. 39,9. Vague sensation de rénitence profonde au côté droit du cou.

Le 12 novembre : n° 5, T. 400. Il ne reste plus au niveau du cou qu'un chapelet ganglionnaire.

No 6, T. 40°. Même état local : une ponction exploratrice pratiquée avec la seringue de Pravaz ne donne pas de pus. Deux jours après, tout était rentré dans l'ordre ; les ganglions existaient encore chez le n° 5, maïs avec

un volume bien moindre.

En somme, nous sommes arrivé dans cette expérience unique au même résultat que Tillmanns. Il est vrai que si nous avons constaté la présence de streptocoques dans le pus injecté, nous n'avons pas recherché les bactéries dans les téguments que nous supposons avoir été rendus érysipélateux.

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