LE RE SOC
l’entonnoir contenant 100 ce de Ringer 2 cc d'une solution de sulfate sodique à 10 % ; l'intestin au ; bout d’une minute commence à présenter par place des contractions et il recouvre progressivement ses mouvements qui durent encore 1 heure 5 après, l'intestin même séparé du liquide de Ringer.
Dans plusieurs autres essais que nous/avons faits sur des anses isolées d'intestin grêle de lapin, nous sommes arrivés aux mêmes résultats : exagération du péristaltisme, contraction spasmodique de l'intestin quand les niouvements péristaltiques existaient déjà ; réveil de ces mouvements quand l'intestin est naturellement ou a été immobilisé par des substances chimiques ; mais on doit expérimenter sur des intestins non fatigués. Signalons encore ce fait qu'après des contractions trop violentes Gu trop longues de l'intestin, à cette phase de contraction, de péristaltisme exagéré — ce que nous avons appelé la phase contractile due à l’action du purgatif — succède une période d’immobilité de non-excitabilité, d’insensibilité de l'intestin — phase d'inertie — qui existe toujours après l’administraton d'un purgatif violent et à cette phase rien ne peut réveil. ler l'intestin : expérimentalement il peut être considéré comme mort.
- Le sulfate de soude en injection sous-cutanée ou. intraveineuse agirait donc surtout en augmentant le péristaltisme, la motricité de l'intestin et n'aurait que peu d'influence sur la sécrétion.
PDO ES St
Citrate de Soude
Comme pour le sulfate de soude nous avons employé des solutions de plus en plus concentrées dans le liquide de Ringer-Locke et nous les avons faites passer, suivant la même technique, dans les vaisseaux mésentériques.
1. 17 avril. Lapin. Après avoir fait passer du Ringer pur, on injecte une solution de citrate de soude à 1/100 faite dans le même liquide. L’intestin, qui se contractait bien au début de l'expérience devient paresseux, flasque ; les contractions existent bien encore, mais elles sont lentes, sans énergie. On note une grande vaso-dilatation. Le débit intestinal augmente : abondante sécrétion ; le. temps d’écoule-
ment augmente également.
5 A RES NE SHARE » & ë 5 & 4 CR de liquide passé | LE | E£|ES SL EC EE ON UT: VA) EE ADDE OBSERVATIONS temp. 39 CRE DS Sur BEL pression 1 m $ 5 5 E & 8 a . = ‘a à a ©, à Ringerpur100cc.| 412 33 64 22 Contractions normales.
Solution citrate| 329 | 38 55 |au début 20 | Intestin flasque. de: Soude 1 0 à la fin 60 dans Ringer.
— 833 44 50 60 Contractions len- | tes et grande vaso-dilatation.
100cc. d’unesolu-| 5’ 32 40 36 Intestin de + en tion de citrate de + flasque consoude à0gr.25°/, tractions de+en+ dans Ringer. lentes; évacuation || ralentie mais gonflement énorme | de l'intestin.
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II. 26 mars. Lapin. Anse à mouvements péristaltiques très amples, à ondes se propageant normalement ; on arrête ces mouvements à l’aide d'une solution de morphine-atropine, puis on injecte une solution de citrate de soude à 1/100 dans le liquide de Ringer. L'intestin devient flasque, molasse et ne -se laisse plus exciter au doigt : il se gonfle à éclater, devient transparent one du mica et à travers ses tuniques distendues on aperçoit un léger mouvement du liquide sous l'influence de quelques faibles contractions à peine visibles en divers points : l’intestin transsude en masse et si du liquide s'écoule en jet continu de cet intestin, ce n’est point sous l'influence du péristaltisme disparu mais par regorgement ; et, malgré cet écoulement continu, sous l'influence du nouveau liquide Qu se reforme, l'iniestin se tend à se rompre.
III. 26 mars. Lapin. Le même jour, sur une autre anse grêle, on répète l'expérience avec le citrate ; on constate la disparition progressive du péristaltisme et l'apparition du gouflement et d'une abondante transsudation.
IV. Lapin. On fait successivement des injeclions de plus en plus concentrées de citrate de soude 1/1000, 1/500 et 1/100. Comme toujours, quand o1 fait passer une substance étrangère, le débit diminue, de 7 ce par minute, il tombe à 5 ; puis, après ‘une augmentation très vive du débit (30 gouttes par minute) et de la sécrétion — augmentation correspondante au moment où le citrate atteint lintes-
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tin — de légères contractions superficielles apparaissent mais elles n’aboutissent à aucune évacuation ; il y a donc diminution du péristaltisme et disparition des contractions utiles. L'anse intestinale se gonfle, se remplit de liquide mais! ne présente ‘aucune évacuation spontanée ; du liquide! s'écoule par regorgement ; on vide l'intestin qui contieat 8o cc de liquide transsudé en une demi-heure soit près de 3 cc. par minute.
D'après ces expériences, le citrate Fe soude en injection dans le sang paralyse l'intestin, empêche toute contraction utile pour l'évacuation du contenu intestinal ; il produit à l’intérieur de l'intestin une abondante transsudation et ce liquide, n'étant plus chassé par le péristaltisme annihilé, gonfle de plus en plus l'intestin qui peut doubler et même tripler son volume normal. Pour ces raisons, le citrate de soude serait à rejeter en injections hypodermiques ; nous avons déjà vu d'ailleurs que chez les animaux vivants, ces injections sont très douloureuses.
Sulfate de Magnésie
C'est un fait admis par un grand nombre de physiologistes que le sulfate de magnésie en injec- Lions intraveineuse et sous-cutanée arrête le péristaltisme intestinal. MM. Carnot et Glénard sont arrivés au même résultat ; il en a été de même dans