‹ Contribution à l'étude des injections intra-utérines dans les suites de couches pathologiquesChapitre 2 sur 24 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Les injections intra-utérines qui depuis une vingtaine d'années ont pris droit de cité dans la thérapeutique obstétricale sont aujourd’hui d’un usage trep courant pour que un seul instant, nous ayons eu uniquement

l’idée d’en préconiser l'emploi. Des maîtres éminents,

aussi bien dans leurs leçons cliniques que dans leurs.

différentes publications les ont décrites avec beaucoup plus d'autorité que nous ne pourrions le faire. Notre but en prenant pour sujet de notre thèse : des impections intra-utérines dans Îles suites de couches pathologiques, est de retracer les indications d’une façon aussi nette que possible. Nous chercherons surtout à pénétrer le praticien de cette idée : qu’en présence d’une nouvelle accouchée qui présente deux ou trois jours après son accouchement une ascension de température il ne doit pas attendre les événements. Nous voudrions que tout. médecin ait, comme nous-mêmes,-la conviction absolue, qu'en agissant promptement en lavant l’utérus au moyen d’une injection antiseptique de cinq à dix minutes, on arrive le plus souvent à faire revenir

la température à la normale, évitant ainsi l’invasion de

la terrible septicémie puerpérale, Nous ajouterons que :

AY

RS si l’injection intra-utérine est surtout « le traitement de la première ascension thermique » selon l’heureuse

expression de M. le professeur Pinard, c’est encore à

lui que que devra d’abord recourir le médecin quand

il a été appelé seulement au deuxième ou au troisième jour de l'infection. Peut-être sera-t-l encore temps d'éviter une intervention plus délicate, le curettage, qui n’est pas sans offrir de réels dangers après l’accouchement. | Nous commencerons notre travail par un historique sommaire des injections intra-utérines ; puis nous exposerons en quelques mots la pathogénie de limfection, afin de bien prouver la nécessité d'agir promptement, sujet que nous nous proposons de développer plus longuement. Enfin nous terminerôns par l’exposé d’uu manuel opératoire simple et que tout praticien doit connaître: à fond. Nous ferons même suivre cet exposé de quelques considérations sur les antiseptiques à employer. Avant de terminer nos études, qu’il nous soit permis de remercier tous nos maîtres qui, par leur zèle et par leur dévouement, nous ont fait prendre goût aux études médicales. Nous adressons tout d'abord un souvenir ému de reconnaissance à la mémoire de M. Dezanneau, notre premier chef. Que MM. Feillé, Legludic, Morprofit, Tesson et Thibault veuillent bien recevoir l’hommage de notre gratitude pour leurs‘ bonnes leço)s cliniques. MM. Bahuaut, Mareau et Charier nous ont initié aux difficultés de l’anatomie et de l’his-

tologie, nous les cn remercions bien sincèrement.

Nous tenons à reconnaître la bonté avec laquelle M. A. Petit dans son service de la Pitié s’est efforcé de nous apprendre à surmonter les difficultés d’un diagnostic et nous ne saurions trop le remercier de la sympathie qu’il nous à toujours prodiquée.

‘Que M. Thiéry, professeur agrégé veuille bien accepter l'hommage de notre profonde reconnaissance pour l’enseignément méthodique qu'il nous à donné de la pratique courante.

Merei aussi à M. le professeur agrégé Lepage de nous avoir permis l'entrée de son service où nous avons puisé le sujet de notre thèse.

M. le professeur Pinard nous a fait linsigne honneur d'accepter la présidence de notre thèse, nous le

prions d’agréer nos remerciements respectueux.

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