INTRODUCTION
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On groupe sous le nom d'alcaloïdes des composés organiques azotés d'origine végétale doués de propriétés physiologiques. Les anciennes dénominations "alcali vé-— géteal", ou "base végétale" traduisent leur caractère commun (quoique à des degrés différents) de s'unir aux acides pour donner des sels; en plus de ce caractère, les alcaloïdes, malgré leur grande diversité chimique, possèdent encore la propriété de se conduire de manière, sinon toujours identique, du moins très voisine, vis-à— vis de certaines substances, de là l'existence de réactifs généraux des alceloïdes.
Ces réactifs sont nombreux, En I9I2, LEFEBVRE (41) ne citait pas moins de 25 réactifs de précipitation et I8 amenant l'apparition d'une coloration. À cette liste, i1 faudrait ajouter encore d'autres réactifs, en particus lier l'acide silicotungstique, l'acide picrolonique, l'acide styphnique, le sel de Reïinecke, le tanin,.,,
Qu'entenäd-on par réactif général? Evidemment le mot général implique qu'un tel réactif convient à tous les alcaloïdes; mis une précision s'impose: s'agit-il de le recherche, de la caractérisation ou même du dosage des alcaloïdes? JANOT (34) ne distingue-t-il pas, dans les réactifs généraux de précipitation, 2 types: ceux qui conviennent à la recherche des alcaloides (parmi eux, les réactifs à base d'iodures) et ceux qui permettent l'identification des alcaloïdes par formation de précipités cristallins caractéristiques?
Un même réactif général peut cependant, à l'égard de certains alcaloïdes, servir à la fois à révéler leur présence et à les identifier: le réactif iodo-ioduré, utilisé pour 123 recherche des alcaloïdes, permet en ou tre de caractériser l'atropine, la caféïne et quelques autres alcaloïdes.
11 est également possible de déceler, d'identifier et de doser certains alcaloïdes avec un seul réactif; c'est le cas, par exemple, de la morphine réagissant avec l'iodomercurate de potassium
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Mais le réactif idéal, doué à la fois de la sensibilité et de la spécificité nécessaires pour servir à toute détermination qualitative ou quantitative sur tous les alcaloïdes n'existe pas,
Si les réactifs généraux ont été mîintes fois utilisés, et de façons diverses pour répondre à un désir de simplification et d'unification dans l'étude des alcaloïdes, des solutions incomplètes ont seules pu répondre à ces tentatives, car suivant l'alcaloïde considéré, un choix s'impose parmi les réactifs généraux, Comme l'écrivait GIRAULT, en 1934, à propos du dosage des alcaloïdes: lon n'a jamais pu encore donner une seule mé— thode s'appliquant à tous les alcaloïdes "(20).
Notre attention a été attirée sur ce problème par la publication de WACHSMUTH, en 1948, intitulée: "Sur un nouveau réactif général des alcalcides. Applications qualitatives et quantitatives" (82), L'iodure d'antimoine ,sous une autre forme de réactif, avait d'ailleurs déjà été proposé comme réactif général des alcaloïdes par CAILIE et VIEL en 1923 (2), Nous avons été tenté par l'étude de l'iodure d'antimoine justement parce qu'il nous paraissait susceptible d'une application plus veste que d'autres réactifs généraux,
Voici le plan suivi dans ce Travail.
I.- Pertie théorique : Les Réactifs généraux des alcaloïdes à base d'iode et d'iodures métalliques, Formile, Sensibilité, Emploi dans la recherche, che, la caractérisation, le dosage et l'extraction des alcaloïdes,
II,- Partie expérimentale: Recherches personnelles sur le réactif à base d'iodure d'antimoiîne et d!'iodure de potassium,