‹ Contribution à l'Étude des Iodures d'Alcaloïdes: L'Iodure d'Antimoine, Réactif des AlcaloïdesChapitre 6 sur 66 · RD NE PRE HUE OPR'T QUE · texte numérisé non relu

RD NE PRE HUE OPR'T QUE

ue dune ee M Mt De Vie ont M Lo Don né Do une de Dont Dee dot Met Dom Dot Dom ane D

RE nt nt nes AO ea VOD ans ven Pneu Dani in a E eu dome tante md pete FREE mene nntes VER LES ue a Gmotui rage peane a sie ot eu Dani Crau aa eue es ne ces fe caen some arm ce

ee es ee ot De A TT TS

Les réactifs à base d'iode et d'iodures métalliques sont nombreux., Quelques-uns sont couramment employés, d'autres n'ont servi Jusqu'à présent qu'à la recherche et à la caractérisation microscopique de certains alcaloîïdes: nous nous contenterons de les citer.

Nous étudierons successivement:

A= Solution iodoiodurée, Réactif de BOUCHARDAT,

B- Iodure double de mersure et de potassium Réactifs de MAYER, de VAISER, de TANRET.

C— Iodure de cadmium. Iodure double de cadmium et de potassium Réäctif de MARME:

D- Iodure double de bismuth et de potassium, Réactif de DRAGENDORFEF, E— Iodure double de zinc et de potassium. Réactif de DRAGENDORFF, F- Iodure double d'argent et de potessium. Réactif de WACHSMUTH,

G— Iodure d'antimoine., Réactif de WACHSMUTH Iodure double d'antimoine et de potassium Réactif de CAILIE et VIEL,

H- Iodures divers: Iodure double de platine et de potassium Iodure double d'or et de potassium Iodure de potassium et chlorure ferrique, Iodure de potassium et nitrate de cobalt.

Iodure de sodium et sulfate de cuivre, Solution iodoiodurée et sulfate de thallium,

Nous indiquerons, à propos des principaux réactifs, leur formule, leur sensibilité, leur utilisation dans la recherche, l'identification, le dosage des alcaloïdes, et éventuellement leur emploi dans l'extraction des alcaloïdes.

Nous réunirons, enfin, dans un tableau, les sensibilités des divers réactifs vis-à-vis des principaux alcaloïdes.

Avant d'aborder l'étude de ces divers réactifs, il nous paraît utile de donner un aperçu des travaux les plus importants qui ont mrqué l'histoire des iodures d'alcaloïdes, ear ils appartiennent à un domiñe de recherche ancien et qui n'a pas été rénové. On peut âire, en effet, que depuis 50 ans rien n'a été ajouté aux connèissances du Siècle dernier sur les iodures et périodus res simples d'alcaloïdess les formules représentatives datent de cette époque.

Les iodures doubles, au contraire, ont fait L'objet d'études plus récentes.

DSOGeNeSt IE réAciitile plus anciennement, connu (FELIETIER et CAVENTOU, I8I0) et les travaux de BOUCHAR- DAT sur les alcaloïaes débutent en 1839 par la proposition d'un contrepoison des alcaloïdes constitué par une

solution d'iode et d'iodure de potassium,

Les formules des précipités alcaloïdiques obtenus avec les réactifs à base d'iode et d'iodure de potassium datent d'avant 1900 (GOKDIN, GOMPBERG, PRESCOTT, JORGEN- SEN, KIPPENBERGER, SCHWEISSINGER),. Le dernier travail d'ensemble est celui de LINARIX paru en I909: L'auteur y indique les periodures connus et en ajoute quelques nouveaux. Il n'y a plus eu depuis cette date, à notre connaissance, de travaux originaux relatifs aux iodures d'alcaloïdes, Les auteurs qui ont repris plus récemment les dosages de caféine, de morphine, de colchicine, se réfèrent aux formules déjà établies, et le but pratique de leurs recherches ne rend pas nécessaire une étude détaillée de 1a réaction.

Nous citerons donc les formules telles qu'elles ont été données: elles sont peut-être incorrectes dans nos conceptions actuelles, mais l'absence de toute étu-

de récente nous interdit un changement qui risquere it

en outre d'être lui-même erroné, les modes de liaison

de l'iode avec l'alcaloïde n'étant pas exactement

connus.

En 1830, WINOKIER signele l'iodomercurate de potassium comme réactif des alcaloïdes, A pertir de I862 (MAYER) et 1863 (VALSER) des réactifs à base d'iodure double de mercure et de potassium servent à des dosages d'alcaloïdes et permettent d'établir la composition du précipité en alceloïde et en mercure, Mais il faut attendre I922 (FRANCOIS et BLANC) pour posséder les formules complètes des combinaisons cristallines susceptibles d'être obtenues, Sauf DEBREUILLE qui utilise de manière particulière la précipitation des alcaloïdes par l'iodomercurate de potassium, tous les auteurs qui, après I922, s'occupèrent du dosage des alcaloïdes par ce réactif, se servent des formules de FRANCOIS et BLANC ou comparent leurs résultats à ceux qu'auraient donnés ces formes,

Les réactifs à base d'icdure de cadmium ou d'iodure de bismuth sont de quelques années postérieures aux réactifs précédents; tous deux detent de I866 (LEPAGE) (DRAGENDORFF). En I902, TARDIVI consacre une étude détaillée à l'iodure de cadmium et à l'iodure double de cadmium et de potassium, précisant de facon notable la nature des combinaisons alcaloïdiques, Plus près de nous, enfin, DUQUENOIS (19,7) propose des formales qui tiennent compte du mode de liaison de l'icdure de cadmium avec l'alcaloïde.

Quant à la formule des iodobismuthates, elle est analogme à celle des iodomercurates, nous la devons à FRANCOIS et BLANC.

Les réactifs à base d'iodure d'antimoine, de zino, d'argent, de cuivre...sont de création récente, cependant, l'idée de les utiliser a été en général contemporaine des recherches sur les iocures simples et les iodomercurates. Les formles des combinaisons alcalofciques publiées ces dernières années prouvent une parenté étroite entre iodomereurates, iodozincates, iodoargentates et iodostibinates.

ri '

hu

de RATE

re À — SOLUTION IODOIODUREE ET REACTIF DE BOUCHARDAT,

C'est de IBI9 que dateraient les premières observations sur la réaction de l'iode avec les alcaloïdes: PELIETIER et CAVENTOU (58) observant l'effet de l'iode sur la strychnine écrivent: "Si on fait bouillir de l'eau dans laquelle on ajoute de la strYchnine et de l'icde, la couleur de celui-ci disparaît et la strychnireMeetdiosoutienverande parties: par. 14 fi Liration. Jon obtient une liqueur très limpide qui fournit par l'évaporation un sel blanc très bien cristallisé en aïiguil-— les, La strychnine agit donc sur l'iode à la mnière des alcalis. Il est facile d'ailleurs de reconnaftre dans la liqueur la présence d'un hydriodate.,.,. Lorsqu! on fait agir l'iode sur la strychnine en employant une très petite quantité d'eau on aperçoit des zones amarantes et rouges semblables à celles qui résultent de l'action de l'acide nitrique sur la strychnine, L'acide iodique qui se forme dans ce cas paraît réagir sur la strychnine à la mnière de l'acide nitrique,!

Quelques années plus tard, PELLETIER (57) complète ces observations: "la strychnine broyée avec la moitié de son poids d'iode a pris une couleur rouge brûünêtre!, La mtière brune formée est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant en donnant une liqueur d'un jeune orangé, "par refroidissement il s'en est déposé une grande quantité de petits cristaux lamelleux d'un jaune orangé",

Dix &ns après les observations de PELLETIER et CA- ENTOU, DONNE (IC) propose l'emploi de l'iode comme contrepoison des alcaloïdes, mis c'est la solution d'icde dans l'iodure de potassium de BOUCHARDAT qui constitue le premier réactif iodoioduré. De nombreuses formiiles ont été ensuite indiquées, en voici quelques-— unes!

Page 1