‹ Contribution à l'étude des kystes congénitaux du cou: kystes dermo-lymphoïdesChapitre 12 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il peut se développer au niveau de la région latérale du cou, de volumineux kystes dermoïdes qui présentent un intérêt particulier aux points de vue anatomique, pathogén'que, clinique et thérapeutique.

1° Au point de vue anatomique, ilne s'agit point là de kystes dermoïdes vrais, mais de tumeurs kystiques dont la paroi est constituée, d'une part, par de l'épiderme, d'autre part, par du tissu adénoïde de type ganglionnaire, des vaisseaux et des fibres musculaires lisses, c’est-à-dire par des formahions d’origine ectodermique et mésodermique.

2° Au point de vue pathogénique, ces tumeurs doivent être considérées comme développées aux dépens de l'appareil branchial de l'embryon. Ces restes peuvent être de la période tout à fait embryonnaire de l’évolution des fentes branchiales, ou être dus à l'inclusion de tissus déjà différenciés de la paroi pharyngienne (Pillet).

Le développement de pareilles tumeurs s'explique toujours par la vieille théorie de l'enclavement, de l'inclusion complétée et rajeunie à la lumière de la théorie blastomérique. On peut trouver tous les termes de passage entre le kyste dermoïde le plus simple et ta tumeur mixte la plus complexe. Notre kyste dermo-lymphoïde vérilable bidermome (au sens de Wilms), en est un exemple.

3° Au point de vue clinique, ces kystes se caractérisent

20e par leur siège profond sous-aponévrotique ou sous-muscuiare, leur prolongement rétro-pharyngien 2t surtout leurs adhérences intimes au paquet vasculo-nerveux «du <eu, et en particulier à la veine jugulaire interre. Ils donnent souvent naissance à des troubles fonctionnels dus à la compression.

4° Au point de vue thérapeutique, l'ablation complète de la tumeur doit être la règle. Elle est parfois pénible en raison des adhérences qui nécessitent dans l’immense majorité des cas, une résection plus où moins étendue de la veine Jugulaire.

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