‹ Contribution à l'étude des kystes dermoïdes du plancher de la boucheChapitre 4 sur 53 · LE PRE · texte numérisé non relu

LE PRE

double intervention n'avait eu aucun résultat, et c’est pourquoi D... avait été réformé.

Lorsque celui-ci se présenta à nous à l’hôpital Necker, sa région sous-maxillaire gauche était considérablement déformée par une tumeur du volume d’un œuf qui occupait cette région tout entière, et qui d’autre part soulevait le plancher buccal en refoulant la langue en arrière et à droite. Du côté du cou, la peau au niveau de la tumeur, avait conservé son aspect à peu près normal, elle présentait seulement une petite cicatrice étoilée et irrégulière, reliquat de l’opération pratiquée au régiment. Du côté de la bouche la muqueuse soulevée avait également une coloration absolument normale.

Cette tumeur était molle et fluctuante ; toutefois, il faut l'avouer, la fluctuation ne se transmettait pas avec la plus grande netteté du plancher de la bouche à la région sous-maxillaire, ni inversement de cette dernière région, au plancher de la bouche.

Le début de la grosseur au niveau de la région sublinguale; son développement lent, progressif, sa latéralité, sa fluctuation ; la coloration normale de la peau et de la muqueuse, tout semblait plaider en faveur de la grenouillette sus-hyoïdienne, et ce diagnostic semblait si évident, qu'il fut fait par tout le monde, par le chef de service, par les internes, et par les externes. |

L'intervention décidée, fut pratiquée le 16 septembre 1898 par M. Morestin qui aborda la tumeur par la région sus-hyoïdienne. On constata alors avec

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