CONCLUSIONS
Les kystes dermoïdes du plancher de,la bouche, résultent de l’enclavement d’une portion de l’ectoderme qui tapisse les fentes branchiales. Si le petit sac cutané ainsi formé, est pincé entre les deux moitiés du cartilage de Meckél ; le kyste qui se développe plus tard est adhérent à la face postérieure de la symphyse mentonnière. Le même mécanisme explique les adhérences à l’os hyoïde.
Les parois des kystes dermoïdes ont une structure absolument analogue à celle de la peau. Leur contenu, c’est-à-dire la matière sébacée, est constitué par des débris de cellules épidermiques ; par des. granulations graisseuses, et par des cristaux d’acides gras. Rarement on y trouve des poils ; jamais des. dents. Les diverses recherches bactériologiques qui ont été pratiquées jusqu’aujourd’hui, ont abouti à des résultats négatifs.
Cliniquement le kyste dermoïde se présente sous la forme d’une tumeur habituellement médiane, .
arrondie, lisse, indolente, molle, quelquefois fluctuante ; plus souvent pseudo-fluctuante et gardant exceptionnellement l’empreinte du doigt qui la déprime. Elle fait souvent saillie à la fois du côté de la région buccale et-du côté de la région sus-hyoïdienne, mais elle proémine presque toujours nettement de ce côté. Le diagnostic différentiel avec la grenouillette commune est parfois très difficile, sur-
tout quand le kyste est latéral. Quant à la confusion avec le kyste mucoïde ; elle est la règle, tant que
l'examen histologique n’a pas été fait.
Quand la tumeur kystique est petite, peu adhérente et proémine du côté de la bouche, on peut avoir recours à la voie buccale, mais presque toujours c’est la voie sus-hyoïdienne qui s'impose au chirurgien.
Vu le Président de la thèse Vu le Doyen, PTPPAUX BROUARDEL, Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris GRÉARD.