‹ Contribution à l'Étude des Kystes hydatiques calcifiés du foie à propos d'une observationChapitre 5 sur 44 · PREMIÈRE ÉTAPE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉTAPE

Pendant longtemps, la connaissance de tels kystes se borna à de véritables trouvailles nécropsiques et les divers auteurs dont nous allons citer les références ont considéré la calcification comme un phénomene secondaire à la mort du parasite, donc ‘comme une véritable guérison spontanée du kyste.

Nous verrons plus loin que ce point de vue changea du tout au tout, et qu’à l’heure actuelle, kyste bydatique calcifié ne signifie plus kyste hydatique guéri,

Je fut Laënnec qui, en 1804 pratiquant une nécropsie, décela pour la première fois la présence d’un kyste hydatique caleifié dans le foie d’un sujet qui n’avait présenté, durant sa vie, aucune symptomatologie hépatique. Il en avait conclu que la calcification constituait une évolution favorable amenant spontanément la guérison de la maladie,

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Après lui, Jenner, Dupuy (1817), John Baron, Kuhn (1832), Leudet (1855), rapportèrent des faits analogues découverts à la nécropsie, sans que jamais un seul symptôme n’ait attiré l'attention sur la glande hépatique durant la vie des malades.

Plus tard Cruveilhier en 1856 et Davaine en 1877 étudiant cette transformation, essaient de jeter les premières bases de l’étude anatomo-pathologique et pathogénique. $

Plus récemment enfin Chauffard et Widal signalent cette transformation calcaire des parois du kyste. Ils désignent ce phénomène sous le nom de « nécrose aseptique » et soulignent que cette évolution n'apparaît qu'après la mort de l’échinocoque.

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