‹ Contribution à l'étude des kystes hydatiques des osChapitre 28 sur 29 · RER CR EE · texte numérisé non relu

RER CR EE

IV. — Les kystes alvéolaires semblent dus à une variété différente d'un même parasite souche,

Ils sont d’une extrême rareté : 3 cas seulement sont connus (Breatano et Benda, 1899 : Elenewsky, 1907 : Mie Krsticht, 1908).

Leur aspect ne rappelle en rien celui des kystes hydatiques proprement dits : aucune vésicule n'est visible à l’œil nu, le microscope seul permet de faire le diagnostic. Les os atteints présentent un processus de carie qui ne se différencie en rien des processus de carie d’autre origine (tuberculose, syphilis, actinomycose).

Les tumeurs qui se développent dans les parües molles voisines rappellent l'aspect des tumeurs malignes (sarcome, carcinome),

V. — Les kystes hydatiques provoquent au niveau des os des altérations spéciales qui consistent dans la destruction du tissu compact et du tissu spongieux.

Cette destruction s'opère sans qu'il y ait tendance à la réaction ni du côté de l'os, ni du côté du périoste. S'il n'y a pas d'infection suraJjoutée, l'os meurt sans se défendre.

VI Quandirl n'y a pas de complication infecteuse, l’évolution est lente et insidieuse : les premiers symplômes n'apparaissent souvent que lorsque les lésions sont déjà très étendues.

MITSERTES Symptômes sont très variables suivant les localisations, cependant 1l en est un certain nombre

res où ral

qui sont assez constants, et dont voici les principaux :

a) L'indolence, tant qu'il n'y a pas d'infection sura- Joutée.

b) La fracture spontanée survenant sous l'influence d'une cause insignifiante et caractérisée par :

L'indolence,

Un léger œdème, sans ecchymoses.

Absence de crépitation.

Pas de tendance à la consolidation.

c) La luméfaclion osseuse qui peut subir des variations de forme et de volume.

d) La ponction exploratrice qui peut permettre de relirer des éléments spécifiques : vésicules hydatiques, liquide à aspect particulier. On ne doit la pratiquer qu'en prenant de grandes précautions d’asepsie et d'antisepsie.

e) La radiographie qui donne des images caractérisliques.

f) L'examen du sang montre une éosinophilie très nette.

g) La réaction de fixation et le séro-diagnostic pouvant dans certains cas donner des indications.

VIII. — Le diagnostic des kystes hydatiques des os est un diagnostic difficile : la grande rareté des cas explique les erreurs commises. Cependant, si on est quelque peu orienté de ce côté, on trouvera dans les symptômes précédents quelques bons éléments de

diagnostic.

IX, — Le pronostic dépend du siège et de l'étendue

Res de la lésion. D'une façon générale, en dehors de quelques cas très rares où on est en présence de foyers limités, le processus normal d'extension progressive doit faire porter un pronostic réservé.

X. — « Il n’y a qu'une seule méthode de traitement, c'est l'ouverture de la cavité, avec éradication aussi complète du foyer parasitaire. »

Ce principe posé par notre maître Gangolphe reste toujours vrai.

L'intervention doit être précoce et large.

Si le foyer est limité, l'incision, la trépanation, le curage et l'évacuation du foyer seront pratiqués et seront suivis de l'emploi du fer rouge (Gangolphe), soit mieux encore du formolage du foyer (Dévé). Dans ces conditions, certains auteurs ont oblenu de bons résultats.

S1 les lésions sont étendues, l’'amputation, la désar- Uculation, seules, peuvent donner quelque résultat, quand l’état général du malade permet de les entreprendre,

Vu

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, GUIART Vu POUR LE DOYEN, L'Assesseur,

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