INTERET
L'intérêt que présente l’étude des kystes hydatiques pulmonaires est d'ordre très divers:
Au point de vue étiologique, c’est une maladie qui a été assez fréquemment signalée en France. Deux régions de la France paraissent fournir le plus grand nombre de cas:
— la Normandie,
— et les Landes.
De plus, c’est une maladie cosmopolite, et des cas ont été signalés sous toutes les latitudes, Particulièrement fréquents dans certains pays froids, en Islande notamment, où l’on utilise beaucoup les chiens, on les rencontre aussi dans les pays tropicaux: le Docteur Fronville, d’Elisabethville, a pu en faire une étude détaillée au Congo belge. Enfin de nombreuses observations se rapportent à l’Afrique du Nord, au Maroc notamment, où cette fréquence a été signalée par le Docteur Deskester, de Fès. Mais c’est l'Australie, l’Islande et l'Amérique du Sud qui en sont les territoires d’élection.
Au point de vue clinique, son diagnostic est souvent difficile, car c’est une affection polymorphe. Les examens paracliniques, et en particulier la radio, rendent de grands services pour dépister les kystes hydatiques du poumon. Il est important de porter ce diagnostic dans le but de prévenir des complications redoutables, la rupture du kyste, son action toxique parasitaire, les compressions, l'infection qui peuvent se produire sont
tous des accidents à redouter.