‹ Contribution a l'étude des lamellibranchesChapitre 19 sur 66 · Lucina · texte numérisé non relu

Lucina

Branchies. — La structure en ressemble à celle de l'appareil correspondant chez Cardita. Mais les filaments sont ici plus élargis dorso-ventralement (fig. 53, m) et leurs jonctions vasculaires interfilamentaires sont plus ventrales (fig. 53, i).

Une seule lame est présente; son feuillet réfléchi étant intérieur, cette lame représente la lame branchiale interne des autres Lamellibranches. Je crois inutile de discuter encore l'opinion d'après laquelle cette branchie représente deux " lames „ soudées.

(') L'espèce étudiée est C (Venericardin) xulcnia, Brug. ; provenance : Méditerranée.

(*) Engelman. PJÎÏuiers Arch j. Pliys. M. XXIII.

(') Apathy. Nat. Abh. Ungar. Akad. Bd. XIV.

(*) Foh. Arch. d. Zool: Expér., sér. 2, t. VII.

C) L'espèce étudiée est L. laciea. ; provenance : Méditerranée.

Montacuta (^).

a. Manteau. — Il est entièrement ouvert jusqu'en arrière où une étroite suture sépare un orifice anal. Le muscle " orbiculaire „ du manteau envoie des fibres dans les trois plis qui forment le bord de cet organe (fig. 52, iv).

(3. Pied. — Long antéro-postérieurement et comprimé l)ilatéralement, il possède un appareil byssogène, dont je puis confirmer la description faite par Barrois (^), avec cette restriction que j'ai vu des glandes byssogènes, au dos de la cavité byssale, de chaque côté de la lame médiane, et que j'ai observé un mince byssus rudimentaire.

Le pied présente un protracteur ventral à l'adducteur antérieur.

y. Tube digestif. — Les particularités principales sont :

L'estomac est partiellement à nu dans la cavité palléale, par suite de la disposition remarquable des glandes viscérales (foie et glande génitale), décrite ci-après.

L'intestin (fig. 52, n) naît au côté postérieur de l'estomac, accolé au cœcum (fig. 52, i) avec lequel il communique par une fente étroite. Ce cœcum est dorsal à l'intestin et renferme un stylet cristallin assez fort.

La masse hépatique recouverte de la masse génitale (fig. 52, VI, vn) fait saillie dans la cavité palléale, sous forme d'excroissances arborescentes, ayant de chaque côté trois insertions longitudinales sur le corps : l'insertion médiane étant la plus longue ; les deux autres (principalement la dorsale) sont surtout postérieures.

^. Branchies. — Chacune d'elles (fig. 52, m) est formée d'une seule lame à feuillet réfléchi intérieur ; cette lame est donc l'interne comme chez Lucina.

Loven (^) avait déjà vu, dans le développement de ce genre,

(*) L'espèce étudiée est M. ferrutjinosa, Montagu ; provenance : Manche.

('^) Barrois. Les glandes du pied et les pores aquifères chez les Lamellibranches, p. 60, pi. VI, Hg. 6, 7.

(■') Loven. Bidrag tilKânnedomen oni Utvecklingen af MoUusca Acephala Lamellibranchia, K. Vet. Akad. Handl.^ 1848, p. 404.

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qu'il ne se formait qu'une lame branchiale de chaque côté et s'étonnait de n'en pas voir naître deux: il supposait que cette lame unique se divisait plus tard en deux.

Cette branchie n'est pas plissée et montre une structure analogue à celle qui existe chez Lucina ; les filaments y sont toutefois moins larges. En arrière, les deux feuillets de chaque branchie s'écartent l'un de l'autre, formant un espace qui, chez la femelle, sert à protéger le développement des œufs ; au côté dorsal de cet espace, la paroi intérieure du manteau sécrète une mucosité qui fixe les œufs aux filaments branchiaux.

£. Appareils circulatoire et excrétoire. — Dans le péricarde, débouche de chaque côté une glande péricardique s' étendant dans la portion dorsale du manteau, jusqu'à l'axe branchial. Les cellules de cette glande renferment des concrétions brunâtres qui donnent cette couleur à la glande entière.

Les reins sont situés très postérieurement; leurs cavités terminales communiquent largement.

2;. Organes génitaux. — Les sexes sont séparés. Les glandes génitales sont situées à la surface de la masse viscérale et forment avec le foie (fig. 52, vi, vu) des saillies arborescentes dans la cavité palléale.

Les organes génitaux s'ouvrent de chaque côté, en arrière, par un orifice commun avec le rein, comme chez Cyclas (^).

in. Système nerveux. — Les ganglions cérébraux sont séparés de même que les viscéraux. Les ganglions pédieux sont accolés l'un à l'autre ; les otocystes y sont assez profondément enfoncés au côté dorsal, mais reçoivent néanmoins des fibres venant des connectifs cérébro-pédieux. Chaque otocyste renferme un gros otolithe sphérique.

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