XIII. — TBIDACNIDM
Hippopus (^).
Branchies. — * L'aspect de celles-ci est bien connu : chaque lame, peu étendue dorso-ventralement, constitue une sorte de bourrelet longitudinal, traverse de profonds sillons perpendiculaires limitant des plis arrondis (flg. 54, i, m), correspondant aux plis branchiaux de Cardium, etc.
** Au point de vue de la structure, chaque pli est composé
(') L'espèce étudiée est 3/. Stu'.tonan, L. ; provenance: Manche.
(*) L'espèce étudiée est H. macidatus, Lam. ; provenance : Océan Indien.
206 PAUL PELSENEER. 62
d'un très grand nombre (plusieurs centaines) de filaments. Ceux-ci ne restent jamais libres que sur de très petites portions de leur longueur (fig. 55, m) : il existe, entre les filaments successifs, des unions vasculaires simples et multiples (fig. 55, n, vi) ; en outre, les filaments des deux côtés d'un même pli sont unis entre eux et forment ainsi, dans l'intérieur de ce dernier, de vastes espaces sanguins presque indivis (fig. 55, v). L'accroissement de surface respiratoire amenée par le plissement des feuillets branchiaux est ainsi contrebalancé par la fusion secondaire des filaments.
Ceux-ci (fig. 55, m) sont assez larges dorso-ventralement ; l'épaississement du revêtement conjonctif intérieur est localisé aux deux angles du bord ventral; de multiples trabécules conjonctifs traversent la cavité filamentaire; mais il n'y a guère de trace de fibres musculaires dans toute l'étendue de la branchie, dont la contractilité est très réduite.
Le revêtement épitliélial présente, vers le bord ventral, des cellules plus élevées (latérales et de coin), à longs cils.