‹ Contribution a l'étude des lamellibranchesChapitre 25 sur 66 · XVI. — TEBEDINIDM · texte numérisé non relu

XVI. — TEBEDINIDM

Teredo (*).

a. Reins. — L'organe d'excrétion n'a pas encore été constaté dans le taret, où il était supposé présent sous forme rudimentaire (^).

(') ItuNCHARU. L'orgaiiisaliûii du Règne Animal. Mollusques, pi. II, fig. 2, .sans lettre.

(*) Pou. Testacea utriu.sque Sicilia^, pi. VIII, fig. G, z.

('') Deshayes. Histoire naturelle des Mollusques, p. 101.

(') L'espèce étudiée est T. navalis, L. ; provenance : Manche et Médilerranée.

(■) Huxley. A Manual ot'llie Anatoniy of Inverlebrate Animais, p. Ml.

G5 CONTRIBUTION A l'ÉTUDE DES LAMELLIBRANCHES. 209

Il est situé (flg. 63, i) dorsalement et postérieurement à la glande génitale (ûg. 03, v) et ventralement au siphon anal (fig. 63, VII (^). Sa structure est celle du rein des Pliolades (fig. 60, i), organe très ramifié et cloisonné, à cellules élevées.

L'orifice intérieur est situé plus en avant que l'externe, à la hauteur de la partie antérieure des ganglions viscéraux (fig. 63, rv). Il se trouve assez latéralement, naissant de la partie latérale postérieure du péricarde (fig. 63, vi), par un entonnoir cilié le plus caractéristique qu'on puisse voir (fig. 63, II). Les deux entonnoirs de droite et gauche se rapprochent de la ligne médiane et de la face dorsale, en se dirigeant côte à côte en avant, ce qui s'explique pai' le déplacement dans ce sens du complexe circumanal avec le muscle adducteur postérieur.

La chambre terminale du rein débouche à côté du ganglion viscéral, un peu en arrière du plan transversal où se trouve l'orifice réno-péricardique.

jS. Système nerveux. — La disposition générale en a été indiquée par De Quatrefages (^). Je ne m'occuperai ici que de la région des ganglions viscéraux, dont De Quatrefages n'a pas vu toutes les parties constituantes, ni leurs relations (^) ; un autre auteur, qui s'est cependant servi de la méthode des coupes, n'en a pas compris non plus la constitution (*).

* Avant d'entrer dans les ganglions viscéraux (fig. 63, iv), chaque branche de la commissure viscérale ( = connectif cérébro-viscéral) émet par son côté adaxial, un court faisceau

(') « Canal anal » De Quatrefages. Mémoire sur le genre Tarai, A)in. d. Sci.Nai. ZooUxjie, sér. 3, t, XI, p. 42. On sait que l'anus s'ouvre dorsalement, à la partie antérieure du corps; le siphon anal s'étend jusque là sous forme d'un canal à lumière très étroite (voir ma fig. 63, vu) , communiquant avec le siphon branchial ou cavité palléale ventrale, par un orifice situé à la naissance antérieure des branchies, c'està-dire entre elles et la masse viscérale, exactement contre le bord postérieur des ganglions viscéraux. Je ne vois cet orifice indiqué nulle part que sur les planches de Deshayes, Histoire naturelle des Mollusques, pi. V, fig. 2, A-, et pi. IX, fig. 4, /;.

(-) De QUATREfAGES. Loc. cit., pi. I, fig. 3.

Cj Ibid., pi. I, fig. 6.

(*) De Lacaze-Duthiers. A}-cli. d. Zool. Expcr. sér. 2, t. VIII, pi. XXXIV, fig. 24-29.

210 PAUL PELSENEER. 66

de fibres qui se dirigent vers le plan médian et s'épanouissent aussitôt dans un ganglion " de la commissure antérieure „ (fig. 63, m) comparativement plus gros que celui des Plioladidae et situé en avant des ganglions viscéraux et ventr-alement à eux (fig. 63, iv).

** Les ganglions viscéraux proprement dits sont très étroitement accolés, mais montrent cependant nettement, même au point où ils sont le plus fusionnés, une division en deux moitiés (fig. 62, II).

De chaque côté de ces ganglions accolés et plus ventralement, se trouve une très grosse masse ganglionnaire (^), à la naissance du nerf branchial et sous une couche d'épithélium très élevé: c'est l'osphradium; en effet, il n'en sort aucun nerf; le branchial seul le traverse, sortant comme tous les autres (palléal postérieur, etc.), de la masse médiane, ou ganglions viscéraux proprement dits.

Quant aux fibres qui se terminent aux cellules du ganglion osphradial, elles ne viemient pas du centre viscéral, mais du cérébral, par la commissure viscérale, et elles traversent superficiellement le ganglion viscéral, sans s'y perdre (fig. 62, i), pour se rendre à l'osphradium.

Page 1