‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 38 sur 60 · NF 6, XVI. NRSSAXINE PF 8 1/2, XX. PF 7, XVIII · texte numérisé non relu

NF 6, XVI. NRSSAXINE PF 8 1/2, XX. PF 7, XVIII

Fléchisseur propre :

— vers 65 (la cicatrice de l'ulcère — 8o, rend diflicile lexploration exacte).

— NFC > PFC, vive. — NFC > PFC, vive.

Jambier postérieur ; Fléchisseur commun :

— NFC > PEC — NFC > PFC.

Nerf crural :

— NFC x 1/2, VI. — NFC, 2, VIII.

PFC 2, VII, PC Su, x

Nerf obturateur :

Nerf sciatique :

Nerf sciatique poplité interne :

Coté droit Coté gauche Nerf sciatique poplité externe:

— NFC 33 1/2, X. — NFC, 2 1/2-3, VIII.

PFC vers 7. PFC, 6, XIV.

POCNId.: POC, 5, XII.

Chez ce malade, il y a eu guérison presque complète et spontanée. Il est difficile de tenir grand compte de l’état des muscles de la jambe droite, à cause de la fracture astragalienne de ce côté et de l'existence d’un ancien ulcère variqueux, guéri, qui peuvent changer notablement les réactions électriques. Mais du côté gauche, la parti- Cipation du quadriceps et des adducteurs est très nette, ainsi que l’atrophie des muscles du grand fessier.

Si l’on se rappelle qu'au début il y a eu quelques troubles rectaux, on peut facilement admettre que toutes les racines de la queue de cheval ont été atteintes, mais que ce sont surtout les supérieures qui ont été lésées.

Il s’agit ici d’une forme de névrite paralytique plutôt du type supérieur.

OBsErvATi0N III (personnelle).

Lésion de la queue de cheval consécutive à une fracture du sacrum. Troubles vésicaux rectaux prédominants. (Forme vésico-rectale).

Tan., Louis-Auguste, âgé de 44 ans, champignonniste, entre le 16 mars 1895, salle Prüss, hospice de la Salpêtrière. Ce malade nous à été adressé par notre collègue Baudet, dans le service duquel il se trouvait chez M. Quénu.

Renseignements fournis par le malade. — Rien à noter dans ses antécédents. Le 13 mars 1895, le malade tombe, d’une hauteur de dix mètres, dans une carrière où l’on cultive les champignons. Chute sur la région sacrée. Perte de connaissance immédiate ayant duré quelques minutes. On relève le malade et on le transporte chez lui, où il constate qu'il lui est impossible de se tenir debout, bien que les mouvements des jambes puissent être exécutés. Le malade se rappelle très nettement qu'à ce moment il avait une diminution de la sensibilité à la partie postérieure et supérieure des cuisses et au niveau des fesses. Cette anesthésie des fesses aurait même persisté jusque dans ces derniers temps. Immédiatement après l'accident, les douleurs lombaires étaient très vives et réveillées par les mouvements.

Les premières vingt-quatre heures, le malade n'a pas uriné et à cette rétention a succédé l'incontinence par regorgement. Pendant huit jours, la constipation a été absolue.

Le 16 mars, c’est-à-dire trois jours après l'accident, le malade a été conduit à l'hôpital Cochin, où on le sonde pendant une quinzaine de jours pour éviter la rétention d'urine. Jamais, à cette époque, le passage de l'urine ou de la sonde n’a été senti dans l’urèthre.

La miction volontaire était presque absolument abolie et le besoin d’uriner n’était que très vaguement perçu quand la vessie était très distendue. Du côté du rectum, phénomènes semblables, incontinence des matières sans que le malade s'en aperçoive, constipation, combattue par des purgatifs. Ces derniers symptômes existaient encore il y a deux mois.

Jusqu'à ces deux derniers mois, les érections avaient disparu, le passage du sperme n’était pas senti.

La marche n'a pu être reprise qu'au bout de six semaines. Il existait de la faiblesse dans les jambes et une douleur intermittente dans le creux poplité et la cuisse droite.

Actuellement. — La marche s'exécute sans difficulté et sans troubles apparents ; au bout d’une demi-heure, la fatigue survient dans les jambes et force le malade à se reposer.

La force musculaire est conservée dans les deux membres inférieurs; mais le pied gauche oppose une résistance affaiblie

op —

aux tentatives de flexion et d'extension. Les muscles du mollet gauche sont amaigris, la circonférence du membre, à ce niveau, est de 0,31 centimètres et 0,33 à droite. Le réflexe rotulien existe normal à droite, diminué à gauche, celui du tendon d'Achille normal à droite, absent à gauche.

Pas de clonus du pied.

Du côté du rectum, il y a encore une faiblesse du sphincter anal, avec impossibilité de retenir longtemps les selles; les matières sont peu senties à leur passage.

La sonde est encore à peine sentie dans l’urèthre; la miction est redevenue volontaire avec une légère incontinence passagère. Le malade ne peut garder longtemps ses urines.

Le membre inférieur gauche est plus froid que le droit.

Troubles de la sensibilité cutanée. — 11 existe de l’hypoesthésie du gland et de la verge, s'atténuant vers la racine. Le serotum,

Fig. 10.

a. Anesthésie complète.

b. Zone d’hypoesthésie très marquée.

c. Zone de transition entre b et les régions saines.

sauf à sa base, présente de la diminution de la sensibilité surtout marquée à gauche. Rien au périnée. A la région antérieure du tronc et des membres, pas d’anesthésie, À la région postérieure (fig. 10) il existe de l’anesthésie dans une région de forme ovalaire empiétant sur les parties latérales du sacrum de chaque côté du

pli interfessier et occupant environ l'étendue de la paume de la main.

Sur la partie adjacente de la fesse gauche, anesthésie un peu moins marquée de forme triangulaire et limitée à la moitié interne de cette région. Même disposition au niveau de la face postérointerne de la cuisse gauche où la région anesthésiée, disposée en triangle, a sa base appuyée au pli cruro-fessier et sa pointe à la partie médiane de la cuisse. En dehors, cette zone redevient peu à peu sensible, la limite n'étant pas brusque entre les régions normales et anesthésiées. L'examen du rachis montre, au niveau de la 2° vertèbre sacrée, une saillie un peu déviée vers la gauche, légèrement douloureuse à la percussion. Au-dessus d'elle, il y a une incurvation de la colonne lombaire avec un léger degré de lordose.

La situation de la lésion primitive ne permet d'incriminer que la compression des nerfs de la queue de cheval.

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