‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 43 sur 48 · EXPÉRIMENTATION SUR LE LAPIN · texte numérisé non relu

EXPÉRIMENTATION SUR LE LAPIN

Voici le résultat de nos expériences sur le lapin

1° voie intraveineuse : Lapin de 2 kg. (avant l'injection, température + 39°. Injection de 2 cm° d’une émulsion contenant environ 10 millions de cellules levures par cm*, dans la veine marginale de l'oreille droite. L'animal résiste bien jusqu’au cinquième jour ; après ce délai nous voyons se former un abcès contenant un pus blanc crème qui sort naturellewent ; dans ce pus nous retrouvons la levure injectée. Un détail à noter, c’est que la levure a reconstitué sa capsule. Un peu plus tard l’animal se blottit dans un coin de sa cage, ses poils se hérissent et l’appétit diminue très sensiblement. Nous constatons une perte de poids de 200 g. Le dixième jour tremblements nerveux et agitation très prononcée chez l’animal. Appétit très réduit il ne consomme que quelques carottes ; le quinzième jour le lapin est pris d’une dyspnée intense, diminution de poids de 250 g. Le vingtième jour l’appétit est totalement supprimé, la cachexie se montre très prononcée, et

Où —

le trentième jour l’animal entre en agonie. Il meurt le trentequairième jour. À l’autopsie nous constatons une blastomycose généralisée. Les lésions viscérales consistaient en granulations miliaires de la rate, du foie et des reins, en granulations miliaires également des poumons, de la plèvre, du péritoine, du foie et des reins.

Le liquide de RAULIN ensemencé avec des fragments d'organes prélevés sur l’animal reproduit les cultures pures de la levure inoculée.

L'examen histologique des poumons et du foie montre quelques cellules levures ayant les mêmes dimensions que les cellules initiales. :

2° injection sous-cutanée : un dapin de 2,500 kg. reçoit sous la peau de la cuisse une émulsion de 2 cm de levure (10 millions de cellules par em). Après 3 jours il se forme un abcès qui devient très gros, puis suppure au bout de 6 jours. Dans ce pus nous retrouvons la levure injectée. Après 15 jours l’abcès diminue à tel point que la lésion guérit après 20 jours.

De ces expériences nous pouvons conclure que notre levure est pathogène pour le cobaye, la souris et le lapin.

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