II. Délire systématisé alcoolique
C’est un délire à systématisation faible qui se caractérise par :
a) l’absence de troubles marqués de la conscience;
b) l'importance des interprétations (d’ailleurs moindres que dans les formes précédentes), hallucinations de la vüe.
c) la lenteur de son évolution. Il peut succéder à une phase d’onirisme lui-même symptômatique d’une crise de delirium tremens ou d’alcoolisme subaigu et se développer sur une idée empruntée à une scène de rêve (idée fixe post-onirique) . [1 apparaît habituellement progressivement.
1) Délire de persécution.
La période prodomique est assez longue. Le malade devient inquiet, soupsonneux, méfiant; peu à peu, les fausses interprétations, les illusions et les idées de persécution s’établissent, les hallucination apparaissent.
A la période d'état, le malade conserve sa lucicité, il demeure orienté, comprend les questions et fait les ré-
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ponses appropriées. Les idées délirantes et les troubles psycho-sensoriels sont pénibles. 11 a des idées de persécution de caractère varié : crainte d’empoisonnement, d’assassinat, idée de jalousie, injures, menaces, visions effrayantes, surtout accusées de nuit, figure, spectres, gendarmes bourreaux. À ces faits s'ajoutent des troubles psycho-sensoriels à type olfactif, cénesthésique ou moteur entraînant des réactions, dépressions avec velléités agres- sives ou suicides.
2) Délire de Jalouste.
Le délire systématisé peut revêtir la forme de jalousie alcoolique. Ici les interprétations prédominent avec recherches de preuves puériles.
Sujets se croyant regardés d’un drôle d’air par le voisin et concluant d'emblée à la tromperie. [ci encore on insiste sur l'importance du facteur anxieux.
3) Délire d’auto-accusation.
Le délire systématisé peut prendre un type mélancolique à forme d’auto-accusation. Le sujet s’accusant alors de crimes imaginaires pouvant le conduire au suicide.