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melle contre l'établissement systématique d’un rapport entre des antécédents éthyliques possibles et la psychose constatée.
La même question est reprise par MAGNAN à propos de l'alcoolisme et de la paralysie générale. « Le passage « de l'alcoolisme à la paralysie générale ne se fait pas « d’un seul coup, il y a une période intermédiaire, pé- « riode de transition, quelquefois très longue, difhcile à « déterminer, et qui tient le diagnostic en suspens. »
DUPRÉ pose le même problème à propos du diagnostic entre les deux affections.
Deux auteurs devront être surtout retenus qui se sont attachés : l’un, à déterminer la part du foie dans la pathogénie de l’alcoolisme (Klippel) , l’autre à tenter de limiter le domaine de l’alcoolisme (Régis).
KLIPPEL établit que le délire alcoolique peut apparaître même si l’alcool n’est plus en cause mais que surtout la « folie hépatique » n’est pas propre aux seules lésions du foie d’origine alcoolique.
RÉGIs écrit : « En présence d’une psychose ayant « tous les traits d’une psychose alcoolique, il ne faut pas « conclure d'emblée à l’alcoolisme, mais rechercher s'il « n'existe pas en dehors de lui ou même avec lui une « autre intoxication ou infection susceptible d’avoir pro- « duit cette psychose, on évitera ainsi plus d'une erreur ».
Revenant sur cette question, il oppose les effets du vin naturel à ceux des poisons des « assommoirs ». Quant au « vin, vin naturel s'entend, « écrit-il », nous n’hésitons « pas à le déclarer innocent des méfaits, dont on l’accuse
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« et nous constatons que c’est une hérésie à la fois hy-
giénique et économique, que de le proscrire, comme tend à le faire la mode actuelle, de l'alimentation journalière en France. Personnellement, dans une région où l'absorption du vin dépasse de beaucoup, pour certaines catégories d'ouvriers, la dose permise, j'en
suis encore à voir un alcoolique, d'origine exclusivement vinique. Cette formule démographique reste d’ailleurs vraie, que l’alcoolisme, dans un pays, est en proportion inverse de la quantité de vin qu’on y récolte et qu’on y boit et en proportion directe des apéritifs
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qu'on y consomme ».
Après lui d’autres auteurs insistent sur les mêmes faits. CHASLIN, mentionne la difficulté de diagnostic entre l'alcool et la paralysie générale, ensuite sur les formes hybrides, manifestations de l'alcoolisme dont l'aspect a été modifié.
Dans ces dernières années, à mesure que les recherches cliniques et biologiques gagnaient en extension, différents auteurs furent amenés par l'étude de certains faits à réduire encore l'importance donnée à priori à l'alcoolisme dans la genèse de nombreux délires.
1) Dans le domaine clinique, VIGOUROUX insiste sur les faits de confusion d’origine urémique et pouvant simuler le délire alcoolique.
VICTOR PARANT, dans sa thèse sur les délires de jalousie signale que les idées délirantes de jalousie, considérées par les psychiâtres allemands, comme de nature exclusivement alcoolique, se voient dans d’autres états.
MOURATOFF montre que la dipsomanie n’est qu’une manifestetion d’une psychose périodique latente. » C’est
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« ce groupe qui donne les cas les plus typiques de dip- « somanie périodique aux intervalles lucides d’abstinence « absolue ». Ainsi, sous l'alcoolisme faut-il rechercher la périodicité.
Plus récemment, de nouveaux problèmes ont été soulevés à propos du diagnostic d’éthylisme et du délire aigu, en général, DAMAYE, en particulier, dans plusieurs publications insiste sur ce fait que le « délirium tremens, « confusion mentale onirique ne diffère du délire aigu « que par l’adjonction de quelques symptômes physi- « ques : tremblements, etc. »
Nous ajouterons même que ces signes paraissent contingents.
Tout récemment, MIGNOT dans un travail consacré aux conditions d'apparition de certains délires alcooliques écrit : « Que la folie des buveurs, affection variable dont la cause paraît si évidente, si immédiate, est cependant conditionnée par un état de prédisposition, dont la nature bien souvent nous échappe, mais qui provient parfois du paludisme et des traumatismes crâniens ».
Enfin, signalons que l’école de Sainte-Anne, a attiré l'attention à plusieurs reprises sur la trop grande extension donnée parfois sans raison suffisante au diagnostic d’éthylisme; en juin 1932, en particulier le professeur CLAUDE présente à sa clinique hebdomadaire un malade dont il a bien voulu nous autoriser à reproduite l’observation (cas N° 12).
De son côté, LÉVY-VALENSI, passant en revue la question des bouffées délirantes montre les difficultés de diagnostic entre ces états d’étiologie si variée et des psy-
choses alcooliques.
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À propos du même sujet, on retrouve la question posée par DUBLINEAU dans les termes suivants : « À ne pren- « dre que l'exemple de l’alccol, on connaît la fréquence « de l'association alcool-débilité, et, bien souvent, en ef- « fet, la bouffée délirante des débiles n’est autre chose que l'expression d’une intoxication éthylique subaigué. Mais, dans nombre de cas, même en présence de Ja bouffée délirante la plus caractérisée, il est difhcile de retrouver des antécédents éthyliques qui les justifient. Le diagnostic de psychose alcoolique est porté sur la notion de fréquence, malgré le résultat négatif de l’enquête et des dénégations du malade et de son entou-