‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 13 sur 55 · J) EN FRANCE · texte numérisé non relu

J) EN FRANCE

TARGOWLA reprenant les travaux de Klippel sur l’insuffisance hépatique, en psychiâtrie, rappelle l’ensemble de ces manifestations dans les états confusionnels liés à l'épuisement, à l'allaitement, à la puerpéralité, aux maladies infectieuses dans les syndromes dits psychogènes et dans la confusion idiopathique. D’autre part, il signale à propos des formes confusionnelles et onirique de la syphilis nerveuse, l'insuffisance hépatique concomittante, qui

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peut être due, à la phase secondaire, autant à la toxémie tréponémique, qu'à un alcollisme surajouté. Plus tard, elle peut relever de l’atteinte hépatique, peut-être favorisée par une « débilité hépatique » prééxistante.

Plus récemment, TOULOUSE, CoURToOIS et Mile Rus- SEL qui avaient déjà montré la difficulté de diagnostic entre l’encéphalite psychosique aiguë azotémique et l’encéphalite psychosique aiguë alcoolique, montrent qu’au point de vue biologique, les différentes recherches ne montrent pas des particularités bien spéciales.

Nous rappellerons, enfin, que MM. CLauDr, Du- BLINEAU, MASQUIN et Mile BONNARD, au cours de recherches entreprises sur le taux des polypeptides dans le sang et le liquide céphalo-rachidien des psychopathes ont étudié, pour commencer un groupe d’alcooliques. Nous reviendrons en fin de ce travail sur quelques remarques qu'appellent ces recherches.

IT) À L'ÉTRANGER, nous citerons d’abord le remarquable ouvrage de LEWIN qui, dans ses « Paradis artificiels », insiste, comme jadis Régis en France, sur l’importance trop considérable donnée au vin dans la genèse de l’alcoolisme. Mais surtout les auteurs allemands ou russes se sont efforcés de déterminer les éléments anatomiques ou biologiques susceptibles de spécifier l’éthylisme Nous ne ferons que rappeler un travail récent de GoR- CHER, KRASNOWSKAJACH et TSCHERNYCHEM sur les troubles somatiques de l’éthylisme chronique. Les auteurs insistent surtout sur l’hyperacidité stomacale. Les autres stigmates sont de peu d'importance. Au point de vue anatomique, NEUBURGER, OKHUMA, recherchent des lé-

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sions spécifiques. Diffuse pour les uns, elles seraient localisées pour d’autres aux tubercules mamillaires; discussion qui a eu son écho récent au CONGRÈS DES ALIÉNISTES ET NEUROLOGISTES DE LANGUE FRANÇAISE (Casablanca 1933) et dans laquelle nous ne prendrons pas parti, la question débordant le cadre de ce travail.

Au total, on voit que la question des limites de l’alcoolisme et des psychoses alcooliques a été soulevé par nombre d'auteurs et que la question, à l’heure actuelle s’oriente dans un sens plus nettement biologique.

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