‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 21 sur 55 · I) ETUDE CRITIQUE DELIRES ARROSES · texte numérisé non relu

I) ETUDE CRITIQUE DELIRES ARROSES

La description de ce qui précède nous permet de conclure qu’au moins dans les descriptions classiques, l’alcoolisme peut être affirmé sur la constatation de manifestations somatiques dont le tremblement et les signes hépato-diges-

tifs constituent les éléments fonctionnels fondamentaux, avec manifestations intellectuelles généralement à type confusionnel ou d’obnubilations; des manifestations délirantes avec anxiété, tendances dépressives, éléments hallucinatoires, ou illusionnels à prédominance visuelle.

Comme il a été dit, ces divers troubles peuvent s’observer au cours d’un grand nombre d’autres états. Les observations qui suivent apportent la preuve de ces faits, mais auparavant nous dirons un mot des délires arrosés.

En effet, le diagnostic des états éthyliques devient d’autant plus difficile que nous avons souvent affaire à ces cas limites connus sous le nom de délire arrosé, formes dans lesquelles existent de petites manifestations rapportées à l'éthylisme par l’interrogatoire et l’enquête et venant aggraver les autres manifestations à confusion, simple délire chronique, etc. de la psychose en question. Ce sont là des formes d'observation quotidienne. Sur ces cas limites, nous reviendrons dans un dernier type d’observations, dont leur importance pratique justifie le groupement isolé.

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