‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 52 sur 55 · V. Evolution · texte numérisé non relu

V. Evolution

Suivie plusieurs mois dans le service, Mme B.…. garde la même présentation, douceur du ton, complaisance des réponses, non dépourvues d’une certaine monotonie avec réduction du ton émotionnel.

On voit que chez cette personne, s’est développée une psychose hallucinatoire dans laquelle l'interrogation met en évidence une pathogénie mixte; d’une part, on trouve un traumatisme encéphalique ancien, survenu à 18 ans; d'autre part, un alcoolisme ayant donné un épisode confusionnel et ayant déterminé un premier internement. La femme a cessé de boire, mais les troubles ont persisté, et il semble qu'il ait suffi de quelques très légers excès pour que les manifestations anciennes se reproduisirent, qui furent à l’origine de son nouvel internement.

La part de l'alcool est ici indéniable; mais, il est évident que l'alcool n'est pas tout dans cette observation. Celle-ci réalise un exemple choisi entre beaucoup d’autres, de l’in-

fluence des associations étiologiques dans la pathogénie des troubles mentaux.

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