‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 9 sur 55 · II) HISTORIQUE · texte numérisé non relu

II) HISTORIQUE

La question que nous nous sommes posée a déjà été

soulevée par un grand nombre d’auteurs et la lecture d’un assez grand nombre révèle des mises en garde contre une trop facile propension à rendre l’éthylisme seul responsable des troubles constatés. À vrai dire, ce que l’on trouve surtout à la lecture de ces auteurs, c’est surtout la discussion sur la part — chez un sujet, qui a pu faire quelques excès antérieurs — à attribuer à l'alcoolisme dans l’éclosion de ses troubles mentaux.

À ce titre déjà ESQUIROL écrivait : « Toutes les fois que le délire ou la folie sont précédés d’abus de boissons fermentées et surtout d'ivresse, on est disposé à accuser cet abus d’être la cause primitive de désordres cérébraux » et aussitôt après, il rajoutait que « dans quelques cas cet abus n’est que le premier symptôme et le symptôme caractéristique d’une manie commençante ».

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