‹ Contribution à l'étude des maladies simulées chez les enfantsChapitre 4 sur 47 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'étude de la simulation chez l'enfant est de date relativement récente. Les auteurs anciens qui se sont occupés de la simulation en général ne rapportent aucun fait de jeune simulateur. C'est qu à cette époque on ne süupposait pas l'enfant ‘capable de feindre les symptômes d'une maladie. De nos jours, la simulation dans l'enfance n’est plus mise en doute par aucun

: médecin. Les mémoires de M. Bourdin, de

M. Motet, de M. Dally, lus à la Société médicopsychologique ont montré combien l'enfant était, de son naturel, menteur, üissimulé, et qu'il ne cherchait pas moins à tromper son médecin que les personnes de son entourage.

Le Docteur Jules Simon, dans ses conféren-

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\ ces cliniques et thérapeutiques sur les maladies des énfants, a rapporté quelques exemples de jeunes simulateurs. Mais ce sont les auteurs étrangers qui en ont consigné le plus grand nombre. En Suède, le professeur Abelin, de Stockolm, et le Docteur Malmsten; en Allemagne, le Docteur Wittmann et surtout le Docteur Eross en ont signalé de nombreux faits.

En 1888, M. Dufestel a fait des maladies simulées chez les enfants l'objet de sa thèse inaugurale. Dans un travail très complet, il a réuni la plupart des observations publiées avant lui. Depuis, il n’est pas d'année où il ne soit publié quelque fait avant trait à la simulation dans le jeune âge.

Choisissant parmi ces observations celles qui nous ont paru les plus intéressantes, empruntant à l'occosion celles déjà citées par M. Dufestel, nous nous sommes proposé, dans cette thèse inaugurale. d'exposer la question de la simulation dans l'enfance telle qu'elle nous paraît comprise à l'heure actuelle. Pour si modeste que soit notre but, nous sommes bien loin de penser l'avoir pleinement atteint.

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