OBSERVATION VII
YvonneL..., petite fille âgée de6 ans, tombe maladele 1‘ juin 1912:
C'est une fillette habituellement bien portante. Au cours d'une
promenade, elle se sent fatiguée, éprouve des douleurs dans les
membres inférieurs et refuse de marcher, on est obligé de la porter
pour la ramener à la maison: Un médecin, appelé, trouve une
température de 39-2, des douleurs dans les membres inférieurs et
à la nuque, ces douleurs sont réveillées et s’exaspèrent par les
moindres mouvements. La nuque et les membres sont raides, on constate une légère hydarthrose des genoux. On pense, à ce
moment, à un début de rhumatisme articulaire ou à une méningite;
le diagnostic reste hésitant. La fièvre tombe au bout de quelques
jours et cependant les symptômes persistent. M. N.…. voit
tébieau cinigse et en ne ñ. cette 1ymphocylose, 9 on pense à
ne une méningite tuberculeuse. Mais quelques jours après, | on
constate une paralysie flasque du: membre inférieur droit avec une
légère atrophie des muscles de la cuisse. Le reflexe rotulien est
aboli ; le reflexe plantaire est nul. L'exploration électrique est ji
pratiquée ; ; l'excitabilité ar Adieo est complètement abolie dans T
tous les muscles du membre inférieur droit à l'exception des
fléchisseurs de la cuisse où elle n'est que diminuée. L'exci-
tation galvanique donne la réaction de dégénérescence avec inversion polaire dans la cuisse, sans inversion polaire dans Le la jambe, avec la forme ondulée caractéristique des contractions. Au membre inférieur gauche, l'excitabilité faradique
est diminuée dans tous les muscles et l’excitabilité galvanique
modifiée. Cela indique une réaction dégénérative en évolution
dans tout le membre, sauf dans les fléchisseurs de la cuisse qui
. « Li :
réagissent normalement. : S
ete certaines méningites | aigues |cérébro- -spinales,
tandisque leur formule cytologique és ‘rapproche des
méningites tuberculeuses, un certain nombre semblent
devoir rentrer dans le F00pE des infections nerveuses à
à medullo- -VITUS.
12 Leurs caractères cliniques ioleeiques plaident en faveur de cette hypothèse dont les preuves bactériologiques restent à découvrir.
3° Ces méningites se distinguent par trois caractères :
Elles sont aigues : leur début est brusque réalisant un
syndrôme méningé complet survenant chez de jeunes
enfants en pleine santé apparente.
Elles sont bénignes : dans l'immense majorité des cas malgré un début impressionnant, elles évoluent rapidement vers la guérison.
Elles sont épidémiques : elles surviennent généralement en été et les cas de contagion paraissent fréquents ainsi qu'en attestent nombreuses observations.
4° Le diagnostic est difficile à établir avec certitude puis-
re parésie pus ou moins passagère viendra parois
| préciser. NET tue ae RE Fe Site
De Ces formes sont intéressantes à ‘Bien connaître : et
En présence d'un syndrôme méningé de cause den ;
minée on pensera à la possibilité d' une méningite bénigne
aiguë épidémique, eton se gardera. ainsi « de porter un
pronostic pessimiste que l'avenir ne tarderait pas à
démentir et l'on aura pas ‘là prétention d'avoir apré la
marche d'une méningite tuberculeuse ». (Hunner). |
ee Vu: le Président de Thèse, HUTINEL.
Vu : le Doyen, LANDOUZY.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris