A MON BEAU-FRÈRE
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| partie de ses récents progrès. Bien vaste et bien confus
| était en effet le tableau tracé par RILLET Fe BARTHEZ, en
<a démontrant, à côté des méningites tuberculeuses, l'existence de méningites aiguës franches. Mais HÉUAe va
naître l'ère des découvertes bactériologiques et, dès
lors, les formes de méningites se multiplient et s'in-
dividualisent. Les travaux 1e WEICHSELBAUM et de.
Nerrer font connaître la méningite à pneumocoques ;
ceux d'ADENOT et de VANDREMER, les méningites impu-
tables à d'autres microbes; en 1887, WEICHSELBAUM découvre le méningocoque et ainsi se constitue le tableau clinique des suppurations méningées. Mais ce nest là qu'une partie du chapitre des méningites aiguës. En
effet, dès 1892, le Professeur HuTiINEL pense qu’à côté des
méningites purulentes à évolution fatale doivent exister des
méningites non suppurées et d'un pronostic favorable. De nouvelles et précieuses découvertes : celle du cyto-diagnos-
tic, par M. Wipaz; l'invention de la rachicentèse par
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se ; multiplient dans la de la poñctiot 1bai
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devient une méthode co urante d' ‘investigation ; np
tions étiologiques et pathogéniques se modifient de jour
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en jour sous son influence. AU D cependant mal gré Le grands
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| progrès accomplis depuis RiLLer et BARTHEZ, il serait ï.
impossible actuellement de grouper les méningites aiguës :
en une classification sans lacune, et nombreux sont encore 1
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les Cas de méningites cliniquement et eytologiquement | indéniables dont l étiologie reste néanmoins problématique. Parmi ces formes, il en} est une qui, durant ces dernières k a k 1 "années, a été l'objet de nombreuses communications et | discussions au sein des sociétés savantes. Je veux parler
de ces méningites aiguës revêtant une forme épidémique et.
comportant un pronostic favorable tout en présentant une 15 formule cytologique à forte réaction Jymphocytaire.. Ce sont ces formes intéressantes au point de vue de leur nature, de leur évolution et de leur diagnostic, que nous nous proposons d'étudier. | | Nous passerons tout d'abord en revue les différents travaux publiés sur cette intéressante question : nous tracerons ensuite le tableau clinique de la maladie; nous étudierons les circonstances qui facilitent son apparition et fait présumer sa nature ; un chapitre consacré au diagnostic et au diagnostic différentiel nous montrera les erreurs à éviter; enfin quelques considérations sur le traitement précéderont nos observations et nous terminerons cette
étude par l'exposé de nos conclusions.
Wa PS A Raymonp, sénateur de la
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re médecins. Êe l'Hôpital, Ho Axe à de
: Médecine. PACE De Et)
A Paris, les quelques mois passés dans le service de M.
e Docteur Porocki, nous ont fait profiter de ses savantes
> leçons et nous ont initié à la pratique de l'art des
accouchements. D'autre part nous conservons un ineffaçable souvenir de notre séjour dans le service de M. le Professeur Hurixer. Nous nous faisons un agréable devoir de lui témoigner notre profonde gratitude à laquelle ila doublement droit puisqu'il nous fait le grand honneur de vouloir bien accepter la présidence de cette thèse. Nous prions enfin M. le Docteur HARvïIER, chef de clinique à l'Hôpital des Enfants-Malades, d'accepter l'hommage de nos plus! vifs remerciments. C'est lui, en effet,
qui nous a inspiré le sujet de cette thèse pour laquelle il ne
nous a ménagé ni un temps précieux, ni ses conseils
éclairés.
res de l'Ecole + pese, de. ;
Vienne, Dacaraus Vos Di du a de
Po: msrorioue
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Pendant ces dernières années, de AMAR obser-
| vations semblables à celles que nous rapporterons ont été
. publiées ; quelques travaux sur la question qui nous occupe
. ont également paru ; nous allons rapidement les passer en ; } ñ > ”
| revue.
WICKMANN, en 1905, eut l’occasion d'observer, au cours d'une épidémie qui se développa en Suède, de nombreux accidents méningés ; le premier, il décrivit alors une forme L. méningée de la maladie de Heine - Médin. Il montre la la confusion possible avec la méningite cérébro-spinale et déclare qu'un grand nombre d'affections caractérisées par des paralysies consécutives aux méningites aiguës ne sont - en réalité que des poliomyélites à réaction méningée. Dès lors, l'attention des auteurs est attirée sur ces formes inconnues jusqu'à cette époque et bientôt paraissent une série — de travaux dûs à Kopzicx, ScHwARz, HARBITZ, SCHEELE, ZaApPERT, MuLLERr, etc., établissant que les réactions méningées fréquentes au cours des poliomyélites peuvent dominer la scène et passer au premier plan.
4 Durant l'été 1909, apparaît, en France, une grande
gées. Le26 Notes de la même année, deux cas sont D dans le bulletin de la même Société |
UV.
:30: juillet 1910, M. Me noble à à An
ce de pédiatrie que les poliomyélites débutaient souvent
par des accidents méningés. TL: rapportait alors avec son élève Tixe, NUS CAS NE ÉÉRPA TRS ER RER .
Le 21 octobre 1910, MM. Lauprx et Parvu résumaient dans le bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux trois | observations danslesquels des syndromes méningés s ‘étaient : | accompagnés soit de polynucléose soit de lymphocytose
\rachidienne. Les trois observations de méningite avec :
réaction lymphocitaire que publient ces auteurs ressem- ‘
# blent beaucoup à celles que nous rapporterons plus loin. On. y observe en effet le même début fébrile chez des sujets en. pleine santé, les mêmes symptômes méningés, les mêmes
à caractères du liquide céphalo-rachidien, et enfin, la même | WA
1) Nerrer : Nouvelles observations de paralysies infantiles à. début méningitique de la maladie de Heine - Médin. Société Médicale des Hôpitaux, 18 novembre 1910.
2) GuINON et SINION : Paralysie infantile avec réaction méningée. Société Médicale des Hôpitaux, 26 novembre 1909.
évolution favorable. Cependant, elles en différent par un côté ; ces méningites bénignes rapportées par Lausry et PARvu n'ont pas été observées chez de jeunes enfants, mais chez des adolescents de 19 ans, 17 ans et | 15 ans et demi. En présence de ces affections anormales, les auteurs se demandent quelle peut bien en être la nature. S'agit-il d'une maladie infectieuse, banale, saisonnière ? S'agit-il d'une méningite atténuée de cause inconnue dont le microbe pathogène n'est pas actuellement décelable ? Tel est le problème que posent sans le résoudre MM. LauBry et PaArvu.
Dans la même séance, MM. Risr et RoLLAND apportent cinq observations de méningites bénignes, d’allure épidémique, concernant des enfants de onze à quinze ans. Là encore, nous retrouvons, à la lecture de ces observations, des caractères identiques à celles que nous rapporterons. Risr et RoLLanpD cherchent eux aussi à établir l'étiologie et la pathogénie des cas observés.
Ils s'appliquent tout d’abord à éliminer certaines hypothèses et démontrent qu'il ne saurait s’agir ni d'infections bacillaires, ni de méningites cérébro spinales, ni de méningites infectieuses appartenant à des types connus. Ils se refusent enfin à faire entrer leurs observations dans le cadre de la poliomyélite épidémique parceque chez aucuns de leurs malades, il ne s’est produit de paralysie témoignant
une atteinte des cornes antérieures de la moëlle.
A la suite de ces observations, M. Wipar soutient, le 28 Octobre 1910, qu'à côté des méningites tuberculeuses et cérébro-spinales, il existe des états méningés aigüs simulant
l'une ou l’autre de ces affections. Les seules ressources de
te sa 6 de k grippe mais bien souvent aussi He prenné
parfaite. santé ils Aa non alors pour a propre compte ; ils
s'accompagnent Eettidat de symptômes. généraux ‘et?
d'un appareil fébrile qui prouvent qu'une infection doit.
commander Ja localisation sur les méninges. TÉL Dans la séance suivante, avec ses élèves MM. LEMIERRE- Coroni et. KINDBERG, M. Wipar revient sur ces états
méningés. Il en, rapporte SIX observations peines chez
des sujets encore jeunes : 32, 30, A7, 28 ce 18 ans. Dans
: quelques: cas, on note des signes d'infection : vésicules d'herpès, bronchites, ictères, qui prouvent que le mal ne s'est pas cantonné absolument sur les centres nerveux. Ces états méningés ont débuté spontanément chez des sujets jeunes en pleine santé; l'évolution de la maladie n’a pas été longue et là encore, la terminaison fut toujours favorable. Les auteurs cherchent l'étiologie et avouent qu'elle leur paraît assez imprécise. Ils mettent hors de cause la poliomyélite parce qu'aucun de leur malade n’a présenté la moindre ébauche de paralysie.
Le 28 octobre 19M0, MM. Guizainx et Cu. Ricxer fils publient dans le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux, quatre observations comparables aux précédentes. Dans ces cas, cependant, il existait des symptômes ÉvI-