EN A
COMPENSATION DES DÉPHASAGES PAR TUBE A RÉACTANCE
L’équilibrage des différents ponts de mesure des
conductivités en courant alternatif à fréquence musicale requiert l’ajustage de capacités de compensation variables ; ces dernières devant parfois atteindre
des valeurs assez élevées, au condensateur variable ordinaire il faut adjoindre des condensateurs fixes ;
lors de longues séries de mesures, les ajustages pouvant être fréquents, nous avons songé, pour simplifier
cette opération ; à utiliser un tube à réactance, équi-
valent à une capacité à gamme de variation étendue.
La première condition à remplir par un tel mon-
tage est de se comporter en réactance pure, dépour-
vue de toute composante réelle appréciable, cela afin de ne pas modifier par effet de shunt les résistances du pont ; ce montage doit encore éviter d’introduire des termes harmoniques par distorsion due au tube lui-même.
Fig. 34.
Le montage utilisé comporte, comme l'indique la figure 34, un triode à charge cathodique R variable suivant la portion de la résistance de cathode découplée par un fort condensateur électrochimique ; la capacité propre grille-cathode, qui intervient dans l'effet Mizer, est shuntée par une capacité extérieure C, dont la valeur fixe la limite supérieure de la capacité variable équivalente au système entre les points G et M.
Les formules relatives aux tubes à réactance sont
ÉTUDE DES MESURES DE CONDUCTIVITÉ DANS L'ÉLECTROPHORÈSE DES PROTÉINES 25
NOTES SUR QUELQUES DISPOSITIFS AUXILIAIRES UTILISABLES DANS LES MONTAGES CONDUCTIMÉTRIQUES
bien connues, toutefois, nous avons soumis notre schéma au calcul, pour déterminer dans quelle mesure la première condition pouvait être vérifiée ; quant à la seconde, elle l’est d'autant mieux que l’amplitude de la tension alternative est faible vis-à-vis de la portion rectiligne de la caractéristique dynamique du tube ; la contre-réaction du montage cathodyne a d’ailleurs pour effet de réduire la portion de caractéristique utilisée, et les considérations d’ordre électrochimique relatives aux mesures conductimétriques invitent à opérer avec les tensions les plus faibles possibles.
Calcul de l’impédance entre G et M. Nous poserons :
intensité GK l intensité PK 1 tension PK Vp tension GK Va tensionGM u pulsation de U )
résistance interne du tube p transconductance du tube s
Nous ne considérons que les composantes alterna-
tives des intensités et des tensions ; dans ces condi-
tions,
() ï(1 RSR ) = su — Rs + =):
Par ailleurs,
; dVa ou oi oÙ \ (2) PR Er CR(D +5)
En dérivant (1), ce qui donne :
R\oi ou 1\oi et en portant dans (2), on obtient :
| ES oi R\ou @ (1+5R+ =Ji+crS—c(i+) Comme pratiquement le rapport R/: est petit, cette équation équivaut à :
ou
à oi (3) (1 + SR} + CR: — C7 — (.
26 JEAN VERGNOLLE - :
En remplaçant u et i par leurs expressions de la forme u = uge/”!, i = luelt+ $), (3') devient :
(4) (1 + sR)e® + jCRue? — jCo = 0
L'impédance du système entre G et M est celle d’une capacité C’, shuntée par une résistance R',
Soit :
RME PRICE En écrivant u = iz on obtient :
(5) jiR'e? — j L RC — 0.
De (4) et (5) on tire les expressions de C’ et de R’ par élimination de 2e:
c=C 1+sR C R?C20? + (1 + SR — 1sR , A +sR} ME RC
éarlerapport ( + sRŸ est très petit.
Ainsi, quand, par le jeu du curseur Q, R varie entre O et Rx, C’ varie entre C et C/1 + sRx. Il ressort de ce calcul que l’étendue de variation de C’ croît avec le produit sR, ; d’autre part, la résistance shunt R’ qui doit avoir la plus grande valeur pos-
6 ES pce sible, est toujours supérieure à Cu valeur limite 2)
atteinte quand R = 1/s. On doit donc utiliser un tube à forte transconductance s, à grande résistance interne ? (pour rendre effectivement petits les rapports négligés), et à courant de grille très faible, pour ne pas accroître ainsi l’effet de shunt de R’.
Entrée
Nous avons pratiquement utilisé des penthodes montés en triodes, l’écran étant relié à la pos montage leplus simple.
Pour un EL41, avec Rx — 200 ohms, s — 10 mA /V. o — 20 000 ohms, si C — 5 000 pF et w — 5 000 sec,
R R2C20°2 DS ARE 1 1 RER CS qu R > 70M@.
mais le courant de grille d’un tel tube ne pourrait être négligé ; un EF42 serait préférable, avec des performances à peu près identiques et; — 8 000 ohms. On pourrait avoir une valeur beaucoup plus élevée de > en montant le tube en penthode véritable !l’écran étant alimenté à travers une résistance, et découplé à la cathode par un condensateur convenable.