‹ Contribution à l'Étude des Méthodes Ankylosantes dans le Traitement de Différentes Affections de la Colonne Vertébrale, en Particulier dans le Mal de PottChapitre 16 sur 78 · IV. —— Soins POST-OPÉRATOIRES ÿ · texte numérisé non relu

IV. —— Soins POST-OPÉRATOIRES ÿ

Nous nous occuperons d'abord des suites immé-.

diates de l'opération, pour en arriver ensuite à discu- - ter la durée d’immobilisation par corset plâtré.

Le pansement est fait comme pour toute opération chirurgicale. On aura soin de bien le matelasser avec

plusieurs pansements américains, de manière à éviter :

toute complication du côté de la plaie opératoire Si le mal de Pott est lombaire inférieur, il sera bon de mettré une sonde vésicale à demeure chez la femme el de constiper le malade, afin d'éviter que le pansement ne se trouve souillé par les urines ou les malières .

Au début les malades étaient placés sitôt après l’intervention dans un lit plâtré préparé à l'avance et fenètré au niveau de la cicatrice opératoire. Ils étaient ensuite étendus sur un matelas à air. Actuellement ces

deux précaulions ne sont plus observées pour diffé-.

rentes raisons, en particulier par suite de la difficulté que l'on éprouve à se procurer des matelas à air dans

les milieux hospitaliers : ét les suites opératoires, de

même que les résultats, sont aussi bons que pour les premiers opérés. Le mieux est d'obtenir des malades une immobilité aussi complète que possible dans le décubitus dorsal, sur un lit ordinaire assez résistant.

Les fils sont enlevés maintenant le quinzième jour, c'est-à-dire tardivement, pour éviter une désunion partielle possible de la ligne de suture. Dès que la plaie est entièrement cicatrisée, on commence à entraîner quotidiennement le maiade à la suspension, et dès qu'il la supporte un temps suffisant, on lui applique un corset de Sayre. Ce corset n’est fenêtré que s'il ya gibbosité, de façon à pouvoir exercer une légère compression et tenter de maintenir cette gibbosité pendant la consolidation du greffon.

Le corset n’est d’ailleurs pas absolument indispen-

sable, et, s'il s'agit d’un malale particulièrement’ docile, susceptible d’être bien surveillé par son entourage, on pourra facilement s’en dispenser. Deux des malades de

nos observations (obs. XIT et XXVIT) n'ont pas eu de.

corset à la suite de leur intervention, ce qui n’a d'ailleurs pas nui au succès de l'opération. x x

Quant à la durée de limmobilisation, elle varie un peu suivant les opérateurs. MM. Guillot et Dehelly (51) disaient trois mois dans leur première communication. Depuis, ce temps leur a paru un peu bref et actuellement les malades sont immobilisés pendant un temps variant de six à neuf mois.

Différents facteurs d’ailleurs doivent intervenir’ dans l'évaluation de cette durée ‘d’immobilisation, C’est

es

d’abord ti da du ete 44 | est évident que chez un

. sujet lourd le poids supporté par la colonne vertébrale

et par suite par le greffon est plus. considérable que chez un malade plus léger. De même la localisation de la lésion nedoit pas ètre sans influence sur ce temps dimmobilisation, la colonne Jombaire étant plus traumatisée dans les différents mouvements du corps que la colonne dorsale. On pourra également se. baser sur la

solidité du cal A et radiographiquement., nl 0, 6 G

Il nous semble done qu'on ne peut tixer jé durée cons- Lite d’ immobilisation, ce temps devant varier suivant chaque cas ; mais la durée minima devra toujours être

de six mois. 4 ï ÿ 1à | L ; L

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