III. — MopEs D'INJECTION DU PRODUIT A TESTER
L'injection d’hormone thyréotrope à la Grenouille obéit à un certain nombre de règles générales. On peut injecter l'hormone dans le sac lymphatique dorsal de l'animal, et c'est ainsi que procèdent presque tous les expérimentateurs. Pour ce faire, il nous paraît prudent d'utiliser une longue aiguille très fine que l’on glisse sous la peau de l'animal au niveau du tiers inférieur de la cuisse et que l’on remonte ensuite jusqu au sac lymphatique dorsal. On évite ainsi la fuite du liquide injecté par l’orifice de ponction. Le sac lymphatique dorsal contient facilement 2 cc. de liquide. Nous avons eu aussi recours à la voie intrapéritonéale ; enfin, en conformité avec les travaux de CHAMPY sur la réceptivité hormonale, nous avons, chez quelques animaux, injecté l'hormone au contact même de la thyroïde. Aucune de ces différentes voies d'injection ne paraît préférable. Il nous semble que l’on peut les utiliser indifféremment.
Les hormones thyréotropes du commerce (Organon et Hoffmann-Laroche [1]), injectées par l’une ou l’autre voie que nous venons de mentionner, sont mal supportées par
(1) Nous tenons à remercier très spécialement les Laboratoires Hoffmann- Laroche qui nous ont aidé dans l'élaboration de ce travail, notamment en nous faisant parvenir d'importantes quantités de « Préglandol ».
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la Grenouille dès que la quantité injectée dépasse vingt unités Cobayes ; dans ces conditions, les animaux meurent en quelques minutes ou en quelques heures. Le fait entraîne une impossibilité absolue d'établir une gamme étalon au-dessus de vingt unités. Cela n’a pas de conséquences pratiques pour les dosages chiniques ; il suffit alors de diluer progressivement le sérum ou l urine dont on cherche le titre en hormone thyréotrope jusqu'à obtention de la plus faible dilution capable de réactiver de façon sensible l'aplasie thyroidienne d'animaux hypophysectomisés depuis au moins quinze Jours.
Par contre, l'hormone thyréotrope € naturelle » est remarquablement tolérée par la Grenouille. Nous avons ainsi noté une réponse thyroïdienne extraordinairement intense avec le sang d'une malade sans que l'animal en parût tant soit peu incommodé. D'une manière générale, le sérum sanguin ne nous a paru d'aucune toxicité. Nous injectons couramment | à 2 cc. sans aucun incident, quantité énorme si on se réfère au poids de l'animal qui est de 12 grammes en moyenne. L'urine est moins bien tolérée ; nous dépassons rarement | cc.