HISTORIQUE
Les ménorragies des jeunes filles ont été signalées depuis bien longtemps ; on leur à attribué, depuis cinquante ans, des-causes extrêmement variées. Ceux qui ont étudié cette étiologie ont été influencés toujours par les directives physiologiques dominantes de l’époque, et ont souvent cherché à rattacher ces accidents à une cause unique.
Pendant longtemps, les modifications de la muqueuse utérine, qui avaient été constatées dans quelques cas, ont été considérées comme la seule cause possible des accidents, alors même qu'aucun examen local n’en révélait l’existence. On laissait cependant de côté un groupe de métrerragies dans lesquelles ces modifications ne semblaient pas pouvoir être accusées, ce sont ces formes que Courty rangeait sous le nom de métrorragies idiopathiques.
Pour Guéneau de Mussy, il s’agit de vascularisation anormale, d’altérations fongoïdes de l'utérus, souvent limitées au col.
Gallard eroit que, dans tous les cas, il faut admettre
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l'existence d’une lésion organique qui échappe à nos moyens d'investigation. Après lui, Bouton, dans sa thèse de 1892, décrit longuement les cas de métrite virginale avec métrorragie ; et Chéron et Batuaud s'élèvent contre l’existence des métrorragies essentielles et en rapportent toujours la cause à quelque affection organique difficile à trouver.
Après les altérations utérines, on à cherché plus loin, dansles modifications du sang, des causes plus générales à ces accidents, et on les a liés au syndrome de chlorose.
Trousseau avait déjà décrit les chloroses métrorragiques, s'appuyant uniquement d'ailleurs sur la bonne influence du traitement ferrugineux dans ces accidents utérins. Depuis, pendant longtemps, on a admis sans discussion la chlorose comme cause principale, sinon unique des métrorragies.
Vers 1880, s'affirme une tendance très nette à rejeter les métrorragies du syndrome chlorotique et à en rechercher les causes dans des affections plus constamment hémorragipares. C’est à cette époque, après Durosiez qui le premier, en 1873, avait marqué la coïncidence des métrorragies avec le rétrécissement mitral, que Landouzy, et son élève Mme Marshall insistèrent sur la fréquence de ces cas. Plus récemment, divers auteurs À, Siredey, Dalché se sont appli: qués, en présence de toute métrorragie, à la recherche systématique des affections cardiaques, plus tard, à célle des états hépatiques.
Vers la même date, on commence à s'occuper des prédispositions héréditaires : les états diathésiques, et en particulier l’arthritisme paraissent jouer un rôle important dans la production des troubles qui nous intéressent. En 1899, le
D' Siredey parle pour la première fois, des métrorragies