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crises narcoleptiques comme des équivalents épileptiques. Si les crises soporeuses ainsi décrites sont bien d’origine comitiale, l'extension ne peut être admise : la crise soporeuse épileptique est le plus souvent précédée d’une aura, sa durée est longue, le sommeil est irréversible, la dissolution tonique totale, le réveil progressif et suivi d’une obnubilation prolongée, le sommeil y cest sans rêves, il existe une amnésie post-critique totale. Cet ensemble de caractères est bien différent de ceux rencontrés dans les crises narcoleptiques, les crises comitiales ou leurs équivalents aidant, on pourra établir le diagnostic, s’il le fallait, l'épreuve du traitement barbiturique, sans effet dans le syndrome de Gélineau, lèverait le doute.
Plus délicat est le diagnostic différentiel avec les narcolepsies symptomatiques. Si souvent le tableau clinique s’oppose à celui que nous avons décrit : sommeil profond comateux, prolongé, suivi d’obnubilation, si la présence de signes associés tels que céphalées, troubles visuels, signe parfois l’origine tumorale ou infectieuse de l'atteinte des centres encéphaliques, il n’en est pas toujours ainsi, souvent c’est un syndrome de Gélineau à peu près typique qui traduira une atteinte, organique cérébrale ; aussi, suivant les conseils de LHERMITTE, devant tout narcoleptique, par un examen neurologique
et général approfondi, on s’efforcera de déceler la lésion
causale. Grâce à de tels examens, le cadre des narcolepsies essentielles sera réduit à ses justes limites; doiton cependant, ainsi que le fait LHERMITTE, nier l’existence d’une narcolepsie essentielle ? Nous ne le pensons pas, mais nous devons nous expliquer sur le terme de narcolepsie essentielle, dans ce cadre rentrent à titre provisoire les cas qui n’ont pu être placés ailleurs, ce sont les narcolepsies de causes non encore déterminées.
Mais à côté de ce groupe destiné à disparaître existe un