‹ Contribution à l'étude des Narcolepsies FamilialesChapitre 14 sur 31 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

Peut-on tenter un diagnostic topographique des lésions ou plus exactement localiser les centres perturbés ? Les associations morbides nous aideront à le faire.

En effet, plusieurs syndromes sont fréquemment associés à la narcolepsie cataplexie : diabète insipide, acromégalie, troubles du développement ; ces divers troubles sont en rapport soit avec une atteinte hypophysaire, soit de l’infundibulo-tuber.

Or, les recherches anatomo-cliniques, en particulier au cours des encéphalites épidémiques, ainsi que les recherches expérimentales sur les animaux, ont montré l'existence de centres du sommeil dans la région infundibulo-tubérienne, région anatomiquement et physiologiquement solidaire de la région hypophysaire.

Il semble que ces centres inhibent les centres corticaux, on peut donc situer avec vraisemblance] au niveau de l’infundibulo-tuber les centres d’où partent les stimuli inhibiteurs ; cette localisation paraît encore confirmée par la fréquence des troubles vaso-moteurs au cours des narcolepsies cataplexies, troubles dont la fréquence s'explique par la richesse en formations végétatives du plancher du troisième ventricule. Si le mécanisme de la crise de narcolepsie s'explique par une inhibition corticale, due à des stimuli venus des centres

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infundibulo-tubériens, l’attaque de cataplexie est d’interprétation plus délicate ; en effet, une inhibition corticale libérant les centrés sous-thalamiques, noyau rouge en particulier, devrait aboutir. non à une dissolution du tonus, maïs à une hypertonie ; ainsi donc, si plusieurs faits sont en faveur d’une dysfonction des centres hypnogènes infundibulo-tubériens, des inconnus persistent, en particulier cette hypothèse ne permet pas d'expliquer dans l’état actuel de nos connaissances l’attaque de cataplexie! ù

Peut-on maintenant connaître les lésions ou dystrophies en cause ? Ici aucun fait précis ne permet de formuler une hypothèse, aucune vérification opératoite, biopsique ou nécropsique n’a été pratiquée, aussi devons-nous avouer notre ignorance complète sur ce point.

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