SES RON
Li do
de rêves. Ceux-ci sont assez monotones, très souvent en rapport avec des événements s'étant déroulés en Silésie, lors de son service militaire. La durée du sommeil est variable, généralement courte (3 à 15 minutes).
Fe... peut être tiré assez facilement de son sommeil. Ces crises d’endormissement diurne surviennent le plus souvent sans raison apparente : au travail, dans le tramwaw, après le repas. Quand le malade va à la campagne, on le retrouve fréquemment endormi dans un coin. Il semble cependant que les émotions ou les contrariétés (colères, disputes avec sa femme) aient une influence déclanchante.
Le sommeil nocturne est très profond, entrecoupé , de rêves nombreux. D’après sa femme, le malade parle souvent la nuit des mots sans suite. Il se souvient très mal de ses rêves nocturnes, qui n’ont pas la même régularité ni la même monotonie que les rêves diurnes.
En dehors de ces troubles du sommeil, Fe... ne se plaint que d’une amblyopie assez forte, pour laquelle il est déjà venu consulter dans le service d’Ophtamologie et qui a motivé son classement dans le Service Auxiliaire. Il y voit mal depuis son jeune âge.
I n’a pas de crises nettes de dissolution du tonus. Cependant il a eu, à quelques reprises, une impression de dérobement des membres inférieurs, mais n’est jamais tombé.
Il est très frileux. Il a eu vers l’âge de 16 ans une période de polyurie, qui a disparu par la suite.
Dans ses antécédents personnels, nous retrouvons une fièvre typhoïde, en même temps qu’un de ses frères, vers l’âge de 12 ans. Il a eu de l’incontinence nocturne d’urines jusqu’à l’âge de 10 ans. Il n’a jamais eu de convulsions.
L'examen neurolopique complet est entièrement négatif, l'azotémie à 0 gr. 45. Une radiographie du crâne (D' ASTIER) donne les résultats suivants : Profil droit : selle turcique normale, mais en avant de la suture pariétale, il existe une ombre calcifiée, à mi-distance de la voûte et de la base. Les sutures sont un peu colmatées, il q a un léger épaississement des os du crâne, surtout sur le pariétal et l’occipital. De face, on aperçoit des images calcifiées anormales correspondantes à celles vues de profil.
L'examen ophtalmologique a été pratiqué par le D' Sedan: Myopie forte : 9 O.D.G. ; léger strasbisme convergent : staphylome myopique postérieur banal, sans lésions autres que d'ordre amétropique.