‹ Contribution à l'étude des notions nouvelles sur la grippeChapitre 14 sur 15 · LT ON · texte numérisé non relu

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généraux très marqués : céphalée intense, courbature, température à 40°6. Légère défervescence que suit immédiatement une nouvelle ascension thermique. L'examen des poumons dénote à droite la présence de sibilances et de râles . ronflants et à gauche un gros foyer de râles sous-crépitants.

Défervescence définitive au cinquième jour de la complica-

tion.

Os. XVIIL — Mme Z... Odile. Malade chez elle depuis plusieurs jours (une semaine environ). Entre dans un état très grave, avec cyanose et violente dyspnée. Gros foyer de broncho-pneumonie droite. Les bruits du cœur sont sourds, mal frappés. Le pouls est petit et rapide. Urines rares et albumineuses. Mort le troisième jour avec 41°2 malgré un traitement intensif (enveloppements froids du thorax, ven-

touses scarifiées, spartéine o gr. 05).

Ogs, XIX. — Mme G... Léa, vingt ans. Entrée à l'hôpital le premier jour de sa grippe. Evolution simple en trois jours. Légère réascension thermique. Bronchite simple. Guérison en dix jours. La malade conserve une asthénie très marquée

et persistante.

Ons. XX. — M. D.…, cinquante-cinq ans. Début brusque par un frisson trente-six heures après le contage. Grippe évoluantnormalement en trois jours. Dès le soir dutroisième jour, réascension thermique. Etat général grave. Le malade semble profondément infecté. Le teint est terreux, la langue épaisse, sèche, rôtie. Le foie est gros et douloureux. Les urines sont foncées mais assez abondantes (1 litre). A l’auscultation, congestion des deux bases sans souffle. Délire

doux. Température s’élevant lentement jusqu’à 403. Traite-

SA RARE ment par les enveloppements froids du thorax. Devant les signes d'infection, on fait ro centimètres cubes d’électargol. Aucune réaction. On essaie le lendemain l’électaurol (2 eme.) en injection sous-cutanée. Excitation violente se prolongeant pendant vingt-quatre heures. Défervescence assez brusque. Entre temps, devant la gravité de l’état général, on fait un abcès de fixation (1 cmc. essence de térébenthine). Au quatrième jour, amélioration de l'état général resté grave malgré la défervescence. Relèvement du taux des urines. Le délire devient plus doux, intermittent. Le teint est meilleur, la langue redevient lentement normale. L’appétit renaît. Le malade conserve pendant une huïtaine de jours une amnésie spéciale. IL ne reconnaît pas l'appartement qu'il habite et qui pourtant lui est familier. Guérison en vingt jours sans

sequelles.

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