VI
toute paternelle, chef de famille modèle, Français dans toutes ses fibres, il a laissé au fond des cœurs susceptibles de vibrer d’une pensée, d’un sentiment nobles, un ineffaçable souvenir. Sa conduite, durant la terrible guerre, fût, du reste, le gage éclatant de la sincérité de ses principes. Son titre de professeur agrégé, sa compétence chirurgicale, tout l’autorisait à accepter un poste qui lui permettrait d’utiliser, au mieux de tous, les ressources de son art. Mais, Edouard Delanglade estime que jeune encore, sa place est au feu. Il sollicite et, après maintes difficultés, obtient son affectation à une unité de combat. Son dévouement, son admirable courage lui valent bientôt la Croix de Guerre et celle de Clievalier de la Légion d'Honneur.
Durant de longs mois, il reste au milieu de ses artilleurs, puis, un ordre supérieur l'appelle à un poste plus en rapport avec son autorité. En 1917, ù est chirurgien inspecteur d'armée! Son ardeur première ne s’est pas ralentie, sans cesse, est sur la ligne de feu se portant jusqu'aux postes de secours les plus avancés. Et un jour... à l’aube de la victoire, son destin s’accomplit ! Ce cœur admirable s'arrête, mortellement frappé! Que ceux, et j'en sais autour de moi plus d’un, parmi mes camarades d’études, qui, tout jeunes, se sont prudemment terrés, s’inclinent, bien bas, devant l'exemple d’un tel homme si, toutefois, ils sont capables de le comprendre. ;
Pour nous, après avoir vécu aux armées cinq années, dont deux à notre cher et vaillant 167° de ligne, nous avons, d'octobre 1919 à décembre 1920, passé, dans le service de clinique médicale du Professeur Audibert, quinze mois dont nous avons tiré le meilleur profit. En 1921,<c’est au docteur Brun, professeur de clinique chirurgicale infantile et au docteur Rouslacroix, auprès desquels nous avons
rempli successivement, pendant un semestré, les fonctions d’interne, que vont nos remerciements sincères. Six mois
durant, nous avons suivi les conférences d’internat de nos
excellents camarades les Docteurs Cottalorda et Gaston, et nous les prions d'accepter notre affectueux souvenir.
Nous venons, enfin, de passer à la Maternité du Docteur Riss, un semestre, auquel nous devons tout Le modeste acquis de notre pratique obstétricale. Qu'il nous soit permis de remercier, ici, du fond du cœur, en même temps que notre chef de service, les bons et aimables camarades que furent pour nous les docteurs E. Cambon et B. Chanson. À Mademoiselle Mouren, la très distinguée directrice de l’Ecole d’Accouchements, à tout le personnel, va du reste aussi, notre bon souvenir.
Qu’à son tour enfin, le Docteur Roume, chef de clinique obstétricale à la Faculté de Montpellier, accepte l’expression de notre gratitude, pour les indications bibliographiques qu’il nous a, si obligeamment signalées, à l’occasion de ce travail.
Et maintenant, nous allons aborder notre vie de praticienl Fort des exemples reçus, de ceux surtout de notre éternellement regretté Professeur Delanglade, c’est, sur le chemin de la conscience et de l’honneur, qu nous jurons de la conduire, jusqu’au terme de la carrière.
QGCIPITO-ILIAQUES GAUGHES POSTÉRIEURES