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culaires, tandis que c’est l'inverse dans l’espèce humaine. Chez l’homme, en effet, divers muscles peuvent être le siège de ces productions, qui dépendent d’une myosite chronique ossifiante, et les chirurgiens connaissent bien les ostéomes des cavaliers qui siègent dans les adducteurs de la cuisse et ressemblent à ceux que Rokitansky avait autrefois signalés dans le biceps des fantassins. Ces ostéomes musculaires de l’homme ont une forme généralement très irrégulière. D’assez faibles dimensions, ils sont, par contre, hérissés de pointes, de prolongements plus ou moins grêles qui s’en vont dans toutes les directions et sont plus ou moins noyés dans du tissu fibreux. Contrairement enfin aux ostéomes aponévrotiques de nos animaux, ces ostéomes des muscles de l’homme sont très douloureux et nécessitent de ce fait l'intervention chirurgicale » (G. Petit).
D'après le professeur Ball, ces néoformations « ne sont pas des ostéomes vrais, mais des productions périostiques, édifiées à la suite d’arrachement de lambeaux du périoste par les muscles, au niveau de leur point d'insertion ».
Les recherches de Nathan lui ont montré que l’ostéome musculaire reconnaît presque toujours une origine traumatique et est consécutif à une rupture musculaire. La tumeur débute par une cicatrice fibreuse autour des fibres rompues.
De semblables productions osseuses ont rarement été
signalées chez les animaux. Huon'en a observé un cas
PART Rte
au niveau du flanc chez une vache. Nicolau en a publié un exemple avec localisation aux muscles de l'épaule chez un cheval. Chazeau en a rapporté plusieurs cas situés à la pointe de l’épaule et Hendrick en a étudié un autre qui intéressait le sterno-maxillaire.
Comme chez l’homme, ces auteurs ont toujours cru pouvoir incriminer une action traumatique à l’origine de ces lésions.
A côté de cette myosite ossifiante, appelée couramment en médecine humaine ostéome musculaire, il est une autre affection, ayant la même localisation, mais différente dans sa nature et dénommée myosite ossifiante progressive. Elle se caractérise « par l’apparition, au niveau des muscles, des tendons, des ligaments articulaires et des aponévroses, d’ossifications multiples, à évolution progressive, tendant finalement vers une pétrification plus ou moins complète du sujet » (Luzoir). Certains auteurs ont voulu voir, à son origine, une infection ou un trouble nerveux. Les recherches de Rosenstirn ne lui ont montré aucune cause apparente, traumatique ou autre. Cet auteur souligne l'apparition de l'affection, sinon congénitalement, du moins dans la première partie de la vie, et l'association de la maladie avec des signes d'insuffisance de développement tant anatomique que physiologique.
En définitive, l’étiologie et la pathogénie de cette curieuse affection ne paraissent pas précisées de façon
certaine.
20 Ossification de ta duré-mèrée.— « On désigne ainsi une affection chronique de la dure-mère caractérisée
par des épaississements fibreux des incrustations cal-
caires et des plaques osseuses qui comprimeraient (ce
que le professeur Petit considère comme inexact), la moelle et les racines nerveuses d’où résulteraient des phénomènes douloureux périphériques (pseudo-névralgie) et des troubles moteurs qui aboutissent généralement à la paraplégie » (Cadéac).
Au point de vue histologique «taut apparaît véritablement torpide, comme le séultat d’une métaplasie progressive, c’est-à-dire d’une transformation directe, sous une influence qui nous échappe d’ailleurs, mais qui n’est nullement inflammatoire au sens strict de ce mot, du tissu fibreux en tissu osseux » (PT G. Petit).
« Quant à leur pathogénie, indépendamment de toute cause inflammatoire, elle reste, nous le répétons, fort énigmatique. Dire, comme jadis le professeur Goubaux qu'il s’agit d’une évolution sénile, n’avance pas à grand’'chose. Mais l’expression est quand même dou-
blement exacte, en ce sens que les ostéomes dure-mé-
riens s’observent de préférence dans la vieillesse et.
qu'ils résultent d’une transformation, évolutive, du tissu fibreux » (G. Petit). |
Le Dr Ball également pense devoir incriminer la sénilité comme cause de cette métaplasie osseuse
Enfin, d'après Roquet, il s'agirait hypothétiquement
de l’ossification des vestiges embryonnaires des lames
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