‹ Contribution à l'étude des Ossifications des Aponévroses chez le ChevalChapitre 14 sur 16 · SET · texte numérisé non relu

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La tumeur est dure, légèrement bosselée et certaines parties paraissent plus compactes. La peau est intacte.'La zone externe donne l'impression d’une plaque consistante, située immédiatement sous la peau, bien délimitée à la périphérie. La région moyenne paraît également ‘très superficielle, maïs est de consistance variable suivant le point exploré. La partie indurée, qui est la plus étendue, ‘est formée de deux noyaux assez bien séparés, l’un très vaste constituant le corps de la tumeur, l’autre large comme un œuf de pigeon. situé à l’extrémité inférieure. Entre ces deux zones, la plaque paraît moins résistante sous le doigt. Enfin, la partie interne est moins dure, maïs bien délimitée et . semble se confondre de façon assez intime avec la masse du muscle demi-membraneux. Dans sa totalité, la lésion est haute de 15 centimètres environ et deux fois moins large. Comme je l’ai dit, la locomotion n’est nullement gênée. |

Le diagnostic d’ossification de l’aponévrose fessière s'impose «et j’annonce au propriétaire que l’intervention chirurgicale est la seule à conseiller. T1 ne l’accepte pourtant pas et, sur sa demande, je fais une application d’onguent vésicatoire.

! Six ‘sermaïnes après la tumeur n'avait subi aucune modification. Cela n’empêcha pas mon client de vendre son animal pour un prix avantageux à une personne qui nesut pas découvrir cette tare. Le poulain a quitté

ma région et n’a pas été revu par moi.

Pierrot 3 *

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Observation II

Il s’agit d’un poulain âgé de 6 mois et demi. La veille de notre visite, l’animal fut présenté à un marchand de chevaux qui en offrit un prix dérisoire à cause d’une «grosseur à la fesse » . Celle-ci n’avait jamais été remarquée par le propriétaire qui, très ennuyé, nous fit appeler pour avoir notre avis.

Dès l’abord, nous découvrons des lésions très voisines de celles que nous venons de décrire. Au niveau de la fesse, s'étendant à la surface du demi-tendineux et du long vaste, nous reconnaissons à la palpation une plaque indurée, nettement délimitée, située immédiatement sous la peau et pas adhérente aux tissus profonds. Cette tumeur est un peu convexe, plutôt lisse et à son niveau le tégument est parfaitement intact, sans la moindre trace d’un traumatisme quelconque. Par ailleurs, le propriétaire n’a jamais remarqué une boiterie même légère et il nous affirme que son poulain, très surveillé, n’a jamais fait d'écart. La seule chose qui puisse faire soupçonner la lésion est un léger redressement des poils à la surface.

Le diagnostic ne laissant aucun doute, nous annonçons au propriétaire qu’il y a lieu de tenter l’ablation de cette tumeur. Cette opération fut acceptée assez facilement, à cause sans doute de l’échec de la veille.

L'intervention fut des plus simples. L’animal, à

jeun, fut entravé en position décubitale et couché sur

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le côté opposé à la lésion. Toute la région fut rasée et aseptisée. La peau fut incisée suivant un Y et les trois lambeaux séparés de la tumeur. Celle-ci, libérée sur toute sa surface et à son pourtour fut saisie avec des pinces à son angle supérieur, séparée des tissus profonds avec les ciseaux, rabattue progressivement et enfin extirpée en totalité. L'opération fut terminée par une suture à points séparés, en ménageant un orifice en partie déclive pour assurer l’écoulement de la sérosité. Une application de teinture d’iode fut faite sur toute la longueur de la suture.

Les suites furent très simples : la réunion par première intention fut obtenue, sauf au niveau de trois points. Quinze jours après la guérison était complète.

La pièce fut examinée après ébullition. La plaque, quoique irrégulière dans son contour, avait l’aspect d’un quadrilatère dont l’angle supérieur était plus ouvert que l’angle inférieur. Elle mesurait 14 centimètres dans sa hauteur et 8 dans sa plus grande largeur. Son épaisseur, dans la portion centrale, ne dépassait pas 10 à 12 millimètres. La face externe, un peu mamelonnée était cependant assez nettement convexe. La face profonde au contraire, était plus irrégulière. La partie ossifiée était d'un seul tenant ; elle était percée de deux trous ovalaires de la dimension d’une pièce de cinquante centimes, et de quelques autres beaucoup plus petits. Sur la coupe, le tissu compact avait net-

tement l'aspect de l’os.

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