‹ Contribution a l'etude des ossifications post-traumatiques de la hancheChapitre 17 sur 20 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

1° Prophylactique. — Le traitement prophylactique a une certaine importance dans ces affections dont le traumatisme est toujours à l’origine. Toutes les ossifications secondaires à une luxation du coude sont apparues sur des luxations du coude réduites. Il est évident que la luxation non réduite est rare, cependant on a observé des cas assez nombreux où, malgré l'existence de désordres anatomiques assez importants, il n'existait pas d’ossification. |

a) Par conséquent, une première règle est d'apporter une grande attention à la réduction de toutes les luxations. Il faut les pratiquer sous anesthésie pour obtenir un relàchement musculaire complet autour de Particulation, éviter toutes brusquerie et traumatiser ainsi le moins possible les surfaces articulaires.

b) Après les réductions de luxations, se méfier des massages et des mobilisations trop précoces ou trop brutales qui sont autant de traumatismes ajoutés au premier. I y a intérêt à mettre immédiatement et pendant quelques jours

ges et les mobilisa-

cette articulation au repos. Les massa tions seront ensuite instituées mais lentement et gradueilement. Il faut en somme faire à ce moment-là une véritable rééducation fonctionnelle des mouvements articulaires. f ne faudra jamais faire de massage chez les enfants.

20 Traitement pathogénique. C’est un traitement basé

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sur la théorie de LERICHE et POLICARD, qui prétendent que l'hyperémie du tissu conjonctif, consécutive à un traumatisme, et rendant ce milieu conjonctif ossifiable, naît d’un réflexe issu du foyer de contusion et agissant sur la vasomotricité. Pour supprimer ce réflexe vaso-moteur ces deux auteurs préconisent l’infiltration périarticulaire de novocaïne, Cette méthode a donné de très bons résultats dans le traitement des entorses.

3° Curatif. — Radiothérapie : NERI, MoupoN, MoucHEï avaient déjà montré que la radiothérapie pouvait dans certains cas d’ossifications post-traumatiques donner des résultats excellents au point de vue fonctionnel, ce qui est en pratique l'essentiel. Sans doute, les ossifications ne disparaissent pas, mais il y a un arrêt dans leur développement, une maturation plus rapide et une limitation de ces noyaux osseux qui fait que ces ossifications provoquent moins de gêne dans les mouvements. Dans l’observation de MOUCHET, qui traita une ossification post-traumatique du coude par la radiothérapie, les progrès commencèrent à se produire dès {a cinquième séance. Ils.ont toujours été en s’accentuant jusqu’à la récupération complète des mouvements de flexion et d'extension. Malgré la persistance d’un petit noyaux ossifié les mouvements du coude sont redevenus normaux et complets. Le blessé avait reçu dix séances de radiothérapie.

La radiothérapie des ossifications post-traumatiques serait ainsi susceptible d'empêcher une intervention opératoire dont les résultats sont souvent aléatoires surtout au début de lapparition d’une ossification. Enfin, si l’ossificalion géhante par son volume doit nécessiter une extirpaüon chirurgicale, la radiothérapie est capable de faciliter cette intervention en hâtant la maturité et l’enkystement

Reg *e pr

de l’ossification ; elle permettra aussi à l'opération d'être plus complète et diminuera les chances de récidive.

AGRIFOGLIO a obtenu une guérison complète de la main de sa malade avec de simples applications diathermiques . de rayons infra rouges pendant une assez longue période, après laquelle il pratiqua une mobilisation lente et graduée des articulations de la main et des doigts.

Ces traitements par la radiothérapie ou les rayons infra rouges ne peuvent avoir d'action résolutive que sur des ossifications jeunes en voie de formation. Ils sont sans effet sur les ossifications déjà anciennes et dures qui donnent une ombre dense et opaque à la radiographie.

Traitement chirurgical. —— C’est dans ces derniers cas qu’il faut avoir recours à l’extirpation chirurgicale lorsque ces ossifications occasionnent des troubles fonctionnels graves. Selon le siège de l’ossification l’exérèse pourra se faire quelquefois sous anesthésie locale.

Il est indiqué de compléter l’acte opératoire par quelques séances de radiothérapie dans les jours qui suivent. En général, les résultats fonctionnels obtenus sont excellents.

NPA

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