HISTORIQUE
Cette lésion apophysaire semble n'avoir été individuahisée qu’assez tard. Au dire de Gosselin, Velpeau le premier aurait remarqué cette ostéite de même que celle du grand trochanter.
En 1858, l’ostéite de la tubérosité antérieure du tibia est décrite par Gosselin ; puis Giraldès en signale un eas. Une nouvelle description est faite, en 1873, par Gosselin dans ses cliniques de la Charité.
Dans le Bulletin de la Société de Chirurgie de février 1878, Lannelongue donne à l'affection le nom d'ostéite apophysaire de croissance ; il montre le rapport de cette ostéite avec l’apparition d’un noyau d'ossification individualisé ; il remarque la bénignité habituelle de ladite affection bien qu'il cite un cas terminé par la mort.
Archambault publie, en 1878, plusieurs cas d'ostéites analogues ; il croit à l’origine rhumatismale de ces ostéites. Signalons aussi, en 1878, la thèse de Jegun, inspirée par Lannelongue, sur l’ostéite apophysaire en vénéral.
En 1887, M. Pollosson publie dans Province Médicale une leçon sur l’ostéite apophysaire non suppurée de la tubérosité antérieure du tibia ; il conclut à une ostéite de croissance. Comby, dans son traité des maladies de l'erfance, dit en avoir observé plusieurs cas sans termi-
naison par suppuration. Ce mode de terminaison a été au contraire signalé par Lannelongue, Poncet, Pollosson.
L'étude des apophysites tibiales est reprise, en 1900, par Aboulker (Thèse de Lyon, inspirée par Curtillet). En 1901, Le Clerc donne dans la Revue des Maladies de l'enfance plusieurs observations d'apophysites non suppurées. Les localisations autres que sur le tibia sont le sujet de la thèse d’Hardivillier, en 1907 {thèse de Paris). Puis Denis Zesas signale un cas d’apophysite tibiale suppurée survenant à l’occasion d’une scarlatine un an après une poussée à forme d’hyperostose. Après un travail d’Osgood, en 1903, sur les lésions de la tubérosité antérieure du tibia avec une étude de l’ossification de cette apophyse, signalons, en 1919, la thèse de Rokeach sur les fractures de cette région. Ces faits de fracture ont pour nous un intérêt indiscutable car il n’est pas toujours facile dans les cas de lésions résiduelles de l’apophyse tibiale, de savoir si lesdites lésions sont imputables à une ancienne fracture où à une ancienne ostéite.
Une des dernières études sur la question des ostéites de la tubérosité antérieure du tibia est faite, en 1918, par Hodgson dans « The American journal of orthopedic Sursery ». Malgré des recherches prolongées il nous à été 1mpossible de nous preurer ce travail. Une analyse qu'en à fait paraître M. Mouchet dans le Journal de Chirurgie ‘tome XV, n° 7), nous montre que l’auteur américain insiste surtout sur ce que le point d’ossification tubérositaire peut, sur une radiographie, être pris pour une lésion traumatique par un observateur non averti. C’est d’ailleurs ce qu'avait déjà observé Osgood, en 1903 (Boston
FRS D ee
Medical and: surgical: journal). Un point intéressant à remarquer est que Hodgson avait pensé tout d'abord dans le premier cas qu'il rapporte, à une inflammation chronique de la bourse séreuse prétibiale.
OBSERVATIONS (résumées)
1” Ostéites non suppurées