‹ Contribution à l'étude des Ostéomes de l'Orbite (volume 2)Chapitre 6 sur 26 · ON ES · texte numérisé non relu

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peine parce que leur dureté était augmentée, quelquesuns plus résistants que l'yvoire »... « J'ai plusieurs fois remarqué que la consistance n'étoyt pas égale dans toute l’étendue de Fexostose. » Il faut croire qu'à cette époque | ces tumeurs n ‘étaient. pas une rareté puisqu il note

« qu'on en voit tous les jours qui s'élèvent sur les os du crâne. » D'ailleurs à l’appui de ses dires il apporte une

\série d'observations caractéristiques, où les douleurs, la

résistance ligneuse au toucher, les phénomènes inflam-

matoires, l’exophtalmie avec forte déviation latérale

« un grand travers de doigt en dehors », le larmoie-

ment, constituent une symptomatologie qui n'a guère

varié depuis cette époque.

En 1733, SM nes exlirpe (pos{-mortem) un ostéome du sinus frontal développé mi-partie dans l'orbite et mipartie vers le cerveau. Cette pièce anatomique est actuellement conservée au musée de Florence.

Cinquanie ans plus tard, Brassant donne une observation très précise d’an ostéome de l'orbite implanté sur l'os planum qui s’exfolia, paraît-il, après l'application d'un caustique. *

Les auteurs anglais publient par la suite diverses observations d'exostose orbitaire où peu à peu se précisent les complications, l’éliologie, les procédés opératoires et en 1839, Chélius dans son 7raité pratique d'Ophtalmologie, réunissant les données éparses, fait une étude complète et spécialisée de cette affection en insistant sur l’utilité d'opérer ces tumeurs.

Mais en réalité, c'est de France que partit, en 1853, l'impulsion opératoire grâce à une intervention de

id

Maisonneuve suivie d’une guérison complète. À sa suite Stéphenson (1855), Windsor (1856), Lenoir (1856), Letenneur (1859), Bowmann (1860) se lancent à leur tour avec plus ou moins de succès dans la voie des interventions sanglantes et revendiquent chacun la paternité d'une technique nouvelle.

Il faut les insuccès de Knapp en 1863, ceux de Tweedy, de Panas et de Pareja en 1883, pour calmer le zèle des interventionnistes et discréditer aux yeux des praticiens timorés les méthodes opératoires.

L'ignorance de l’asepsie et la gravité des cas opérés étaient en grande partie responsables de la terminaison fâcheuse de ces interventions. Il n’en est pas moins vrai qu'une réputation d’exceptionnelle gravité s'attacha par la suite à cette opération et que Mackenzie, de . Wecker, Berlin, Panas, Péchin, etc... étudiant ultérieurement les ostéomes orbilaires enseignent circonspection et prudence quand il s’agit d'intervenir. »

Les progrès de l’antisepsie aidant, il a fallu des

communications de Coppez en 1895, les travaux de

Lagrange, les thèses de Dubar et de Tchilinghiroff en 1900, les enseignements de Moure et de M. le professeur Terrien pour dissiper les craintes injustifiées et rendre à l’ostéome de l'orbite ses véritables indications opératoires. |

Citons en outre sur la pathogénie de ces tumeurs les remarquables travaux de Montaz, de Virchow et surtout de Dolbeau dont le mémoire « sur les exostoses du sinus frontal » présenté en 1866, est demeuré classique.

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