‹ Contribution à l'étude des Ostéomes de l'OrbiteChapitre 6 sur 31 · VON EUR EUR · texte numérisé non relu

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104 | L'ostéome de l'orbite sur lequel Rien cette bovrte

4 ÿ, | “#taûé! n'est point une découverte pathologique des temps modernes, puisque Héliodore au n° siècle de l'ère * chrétienne écrivait : « Il survient des excroissances à tous les os du corps mais le plus sn à ceux de la tète et surtout aux environs des tempes.

Treize siècles plus tard, en 4506, Th.-A. te rapporte ; STE

n l'observation d'une femme Li diblattie, qu'il opéra d'une | tumeur de la grosseur d'un œuf du bord supérieur de à l'orbite. L'opération réussit en Lous points et la malade 40 recouvra la vue et la beauté du visage.

En 1723, Jean-Louis Petit dans son 7railé des maladies des Os discute longuement des exostoses orbitaires qu'il Ds attribue soit aux « coups, chutes et autres causes

externes », soit aux « vices du sang ».

J1 divise les ostéomes en éburnés, spongieux et mixtes. il, des exostoses avec facilité parce que

« J'ai scié, écrilié d’autres avec

J'os était devenu spongieux. J'en ai SC

peine parce que leur dureté était augmentée, quelquesuns plus résistants que l'yvoire ».… « J'ai plusieurs fois remarqué que la consistance n'étoyt pas égale dans toute l'étendue de l’exostose. » Il faut croire qu'à cette époque ces tumeurs n'étaient pas une rareté puisqu'il note “ qu'on en voit tous les jours qui s'élèvent sur les os du crâne, » D'ailleurs à l'appui de ses dires il apporte une série d'observations caractéristiques, où les douleurs, la résistance ligneuse au toucher, les phénomènes inflammatoires, l'exophtalmie avec forte déviation latérale (un grand travers de doigt en dehors », le larmoie-

ment, constituent une Symptomatologie qui n’a guère

varié depuis cette époque.

En 1733, Valliesneri extirpe (post-mortem) un ostéome du sinus frontal développé mi-partie dans l’orbite et miparlie vers le cerveau. Cette pièce anatomique est actuellement conservée au musée de Florence. (

Ginquanie ans plus tard, Brassant donne une observation très précise d’un ostéome de l'orbite implanté sur

l'os planum qui s'exfolia, paraît-il, après l'application

d’un caustique.

Les auteurs anglais publient par la suite diverses observations d'exostose orbilaire où peu à peu se précisent les complications, l’éliologie, les procédés opéraloires et en 1839, Chélius dans son 7raité pratique d'Ophtalmologie, réunissant les données éparses, fait une élude complète et Spécialisée de cette affection en insistant sur l'utilité d'opérer ces tumeurs.

Mais en réalité, c'est de’ France que partit, en 1853, l'impulsion opératoire grâce à une intervention de

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Maisonneuve suivie d'une guérison complète. À sa suite Stéphenson (1855), Windsor -(1856), Lenoir (1856), Lelenneur (1859), Bowmann (1860) se lancent à leur tour avec plus ou moins de succès dans la voie des inter-

ventions sanglantes et revendiquent chaçun la paternité

d'une technique nouvelle.

Il faut les insuccès de Knapp en 1863. ceux de

Tweedy, de Panas et de Pareja en 4883, pour calmer le

zèle des interventionnistes et discréditer aux yeux des praticiens timorés les méthodes opératoires.

L'ignorance de l’asepsie et la gravité des cas opérés étaient en grande partie responsables de la terminaison fâcheuse de ces interventions. Il n’en est pas moins vrai qu'une réputation d’exceptionnelle gravité s’atta-

cha par la suite à cette opération et que Mackenzie, de

Wecker, Berlin, Panas, Péchin, etc... étudiant ultérieurement les ostéomes orbilaires enseignent circonspection et prudence quand il s'agit d'intervenir.

Les progrès de l'antisepsie aidant, il à fallu des communications de Coppez en 1895, les travaux de Lagrange, les thèses de Dubar et de Tchilinghiroff en 1900, les enseignements de Moure et de M. le professeur Terrien pour dissiper les craintes injustifiées el

-rendre à l’ostéome de l'orbite ses véritables indications

opératoires.

Citons en outre sur la pathogénie de ces tumeurs les remarquables travaux de Montaz, de Virchow el surtout de Dolbeau dont le mémoire « sur les exostoses du sinus frontal » présenté en 1866, est demeuré classique.

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