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maxillaire, un facteur puissant pour le développement des ostéosarcomes; en effet, c’est à l’âge où se fait cette évolution que ces tumeurs sont le plus fréquenies, c’est-à-dire entre la septième et la trentième année. Il n’y alà pourtant rien d’absolu, puisque l’on a observé ces tumeurs à diverses époques de la vie. C’est ainsi que l’on a pratiqué la résection du maxillaire chez des individus de 57 et de 63 ans; chez eux le début de la maladie ne remontait pas à plus d’une année ; les exemples d’ailleurs ne manquent pas: je me contente de signaler celui de notre observation II. Mais c’est surtout entre 12 et 25 ans que leur fréquence est plus grande.
Assez souvent le développement de la maladie paraît être en rapport avec un traumatisme, avec une implantation vicieuse ou avec une altération des denis : éruptions dentaires difficiles, carie, etc.
Terrillon (Revue de chirurgie, 1881, p. 907), a montré que parfois un sarcome prend naissance autour d’une dent incluse ou déviée ; et nous rapportons, dans notre observation VII, le cas de ce jeune homme chez qui le développement de la tumeur s’était fait au niveau d’une dent surnuméraire.
D’après quelques auteurs, les femmes payeraient un plus lourd tribut que les hommes à ces tumeurs du maxillaire inférieur ; ce qui serait l’inverse pour les tumeurs des membres.
Pathogénie. — Mais la cause mème de cette affection nous échappe : la nature infectieuse est proba-
ble, surtout pour les néoplasies à myéloplaxes ; ce-
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pendant la preuve en est encore à fournir. Toujours est-il que les pathologistes se sont séparés en deux camps : les partisans de la théorie de Conheim et les partisans de la théorie microbienne.
Parmi ces derniers, il en est (Francke) qui sont allés jusqu'à donner les dimensions du bacille sarcomateux et quelques caractères chimiques de ses cultures. D’autres auteurs incriminent des sporozoaires. Paulowsky décrit dans les cellules sarcomateusés des corpuscules sphériques, « ayant tous les caractères des spores », et qui ne seraient autres choses que des sporozoaires microsporidies. D’après Clarke, ces corpuscules, qu’il aurait constaté dans le noyau des cellules sarcomateuses, seraient des protozoaires suceurs.
En résumé, qu'il s'agisse de bacille, de sporozoaire ou de protozoaire, on n'a jamais pu jusqu'ici par des inoculations répétées de ces divers micro-organismes, reproduire la maladie. Mais de ce que les inoculations sont restées négatives, doit-on conclure qu'il ne s'est agi que d’apparences parasitaires dans les examens bactériologiques ? Ne doit-on voir enfin dans les modifications du protoplasma et du noyau de la cellule que des phases différentes d'une kariokinèse anormale ? L’avenir seul nous dira
laquelle de ces théories est exacte.