‹ Contribution à l'étude des oto-mastoïdites du nourrissonChapitre 10 sur 42 · PRES · texte numérisé non relu

PRES

“tué, 7 fois Ton écodue vers :

des lésions étendues vers Ja racine du Zygom fois des lésions étendues vers le toit; 7 fois enfin la dure-mère a été mise à nu È

Il s’agit de lésions d’ostéite vriie: pois certain qui voulaient y voir des Jésions post-mortem, RaAMaADIER dit : « Nous tenons à préciser que les lé sions trouvées à l’autopsie ne sont pas des lésions agoniques (pénétration de liquides dans l'oreille . après la mort), mais bien du pus et des fongosités, lésions en tout point comparables à celle constatées | | durant la vie lors des interventions. =

A l'opposé, VESSELLE montre, en 1925, que « l'os environnant la caisse est rempli d’une pulpe rougeâtre et, à l’écrasement par les coups de gouge, il en. sort un liquide jaune-rougeâtre qui, à première vue peut en imposer pour du pus et qui, à l'examen ne se montre pas différent du liquide que l’on voit sortir du sphénoïde ou de la section crânienne ie les mêmes conditions ».

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= Donc, à première vue, les statistiques anatomopathologiques publiées semblent prouver l’indiscu- table fréquence des lésions auriculaires chez les nourrissons atteints de syndromes cholériformes, les chiffres cités variant entre 37 % (Bureutr), à 75 % (ScHiLov) ; en moyenne 60 % des états cholériformes coexistent avec une oto-antrite (BARBIER).

- En fait, ce pourcentage relativement élevé ne mérite pas qu’on lui accorde une valeur excessive, les statistiques de contrôle dressées par certains auteurs montrent, en effet, que la proportion d’oto-mastoïdites découvertes en milieu hospitalier reste sensiblement la même chez des nourrissons atteints de toutes les autres affections. RicHarps (1929), à lPautopsie de cent diarrhées cholériformes et de cent autres causes de décès, trouve la même proportion de lésions auriculaires.

JonnsronN (1923) étudie la statistique générale d’un hôpital d'enfants pendant l’année 1928-1929; il trouve pour 172 syndromes cholériformes, une proportion de 64 % d’oto-mastoïdites et pour 107 autopsies de contrôle, une proportion de 63 %.

CAUSSÉ, à la suite d’un minutieux travail anatomopathologique publié récemment, conclut que les lésions auriculaires ne doivent être que rarement cause de gravité des syndromes cholériformes.

R. Bourceoïs signale qu’il n’a découvert qu’ « assez rarement la présence d’ostéite évidente ».

DEVANT, dans sa thèse (Thèse, Lyon, 1943) ne

: LR u ù ee a il rapporte { trois à obervations Que ; devant 1 un n syndro-

dienne, l'antrotomie montre ue fois le

antres normaux. Se æ ee Pour LE Mée et Mocx, ces otites occultes seraient - à | rapprocher d’otites passées inaperçues « et cicatri-

sées.

| Nous avons constaté (Observation 40) que & par- fois il peut exister des lésions très étendues : grosses lésions d’ostéite surtout postérieures le long du sinus et jusqu’au milieu de la racine zygomatique. Mais dans ce cas, il existait auparavant des modif- : cations de l’image tympanique.

En conclusion de ces discussions anatomo-pathologiqués, s il est exact que les otites et les suppura- | tions de l'oreille jouent dans la pathologie du nourrisson « un rôle essentiel » (RENAUDJ, si leur présence est la règle, leur absence l’exception chez les nourrissons qui succombent à l’hôpital (BARBILLON +: trop de faits contraires ont cependant été rapporté pour que nous puissions admettre que cette notion de fréquence puisse aider à porter le diagnostic S d’oto-rmastoïdite occulte, : à Des travaux ont montré (BourcEots) que point : n’est besoin d’ostéite étendue pour déclencher un « réflexe » toxique, une simple rétention du pus, même minime dans la caisse ou dans l’antre suffirait. Argument opératoire.

Fe . petit ul. de guérisons oui par les “sta. ES tistiques à la suite d’antrotomie pour oto-mastoïdite

= - occulte, peut-il justifier l'existence de telles formes ?

Ces formes occultes se trouveraient dans 6 % des cas de concomittance d’oto- mastoïdite et de syndrome cholériforme (Boucre, d’après les statistique de CaTHALA, RiBADEAU-Dmmas).

| Aucune modification n’ayant été signalée lors des examens otologistes, Li pratique lantrotomie systématique. ,

Pour CATHALA, il y a 20 % L guérison. Pour Rr- BADEAU-DuMaAs 27 %, BoucHE en rapporte 28 ne

Dans de telles formes, ou bien il y a du pus dans J’antre, ou il n° y a rien. Dans le premier cas, il semble difficile d’admettre qu’il ait eu infection primitive de l’antre, toute antrite ayant été au début de son évolution une otite qui s’est propagée. S’il en est ainsi, à moins de blocage de l’antre, dont nous discuterons ailleurs, il paraissait logique de commencer par la: paracentèse dont on a souligné les bons résultats dans ces cas.

Dans le second cas où 1l n’y a pas de suppuration, l’antrotomie est sans résultats (SOREL, BARDIER, Madame ENJALBERT).

Pour BARON, il semble y avoir dé meilleurs résultats si on ne pratique pas l’antrotomie systématique.

LEMOYNE constate la diminution du nombre de ces formes « à mesure que le dépistage se fait plus

précoce »...

« Me ou sur une expérience portant s sur plu sieurs centaines de cas, je déclare n’avoir jamais

trouvé d’antrite après avoir constaté l’existence d’un tympan absolument normal. Cette conclusion, qui

tend à nier l’existence de l’antrite occulte, est des-

tinée à redonner toute sa valeur à l’examen otoscopique et son indépendance au spécialiste souvent pressé d'intervenir par le pédiâtre contre toutes les

règles de l’otologie. »

Reste pour justifier l’oto-mastoïdite occulte le blo-

cage de l’antre. Nous rapportons une ‘observation où

la paracentèse de tympans mous et dépolis n’amena

aucune issue de pus, ni de sérosité, ni de sang à l’antrotomie : sérosité et pus. Même si la caisse est vide, le tympan est modifié; il s’agissait probablement de blocage de l’antre.

L’antre serait bloqué par des fongosités ou un simple œdème de la muqueuse (LEMOYNE) et le pus en rétention serait le point de départ de la toxicose.

Or toute la mastoïdite a, dans l’immense majorité des cas, son point de départ dans l’infection de la caisse par l’intermédiaire de la trompe. Il doit donc y avoir signe d’otite moyenne.

D’autre part, dans le cas de fongosité, elles provoquent la formation de pus qui se déverse dans la caisse aussi bien que dans l’antre. Nous insistons sur le fait que même dans ces oto-mastoïdites bloquées, il y a modification du tympan.

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