OBSERVATION XX VII
X..., petite fille, âgée de quatre ans, est amenée parses parents à l'hôpital Saint-André le 15 juillet 1885.
Au mois d’août 1884, elle fut atteinte d’une dothiénentérie bien caractérisée, qui dura une quinzaine de jours.
Dès le début, on avait remarqué chez la petite malade une faiblesse extrême ; mais c’est seulement lors de la rechute de la fièvre, qu'on remarqua que l’enfant ne pouvait remuer les jambes.
Il y avait eu au couis de la maladie de l’incontinence d'urine et de la constipation.
En même temps que la puraplégie, il se manifesta une hyperesthésie très acccntuée au niveau des jambes, des cuisses et de la region lombaire, à tel point que l’alimentation n’était possible que dans le décubitus dorsal, la position assise, provoquant des douleurs intolérables.
Au bout d’un mois environ, les troubles sensitifs disparurent ; mais les membres inférieurs restaient amaigris, incapables de tont mouvement.
On constate à l’examen leur inertie complète et leur atrophie en masse. La malade ne peut se tenir debout; dans la station assise, lorsqu'on soulève les jambes, elles retombent aussitôt ; les pieds retombent également inertes.
L’atrophie musculaire s’observe à la jambe, à la cuisse et aux fesses.
La sensibilité est conservée, sans hyperesthésie ; lélectrisation est parfaitement perçue.
Les réflexes rotuliens sont abolis des deux côtés.
Traitement par les bains sulfureux et salés, par l’électrisation.
Au bout de quelque temps, l’atrophie persiste ; mais les mouvements commencent à reparaître. Malade perdue de vue.
(Roxpor, gazettehebdomadaire des siences médicales de Bordeaux, 1885, n° 44).
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OBSERVATION XXVIIT
* E..., âgé de 17 ans, entre le 8 octobre 1859, pour une fière typhoïde.
Dans la convalescence, il se plaint d’une douleur vers la nuque et au niveau du douzième espace intercostal droit.
Longtemps les selles sont involontaires. Les poignets fléchissent dès que le malade essaie de se lever dans son lit. .
Les mollets sont sensibles, douloureux à la pression.
Il y a une hyperesthésie prononcée de la peau.
(OLLIVIER, d'Angers).