‹ Contribution à l'étude des Paralyses Diffuses dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 45 sur 48 · OBSERVATION XXXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXI

Jeune fille de quinze ans, non réglée, pendant la convalescence d’une fièvre typhoïde, est prise un soir brasquement de douleur à la gorge, avec sentiment de strangulation, sensation de corps étranger comprimant la trachée.

Quelque temps après,la malade voulant se lever s’aperçut qu’elle était paraplégiée.

Le rectum et la vessie furent atteints.

(Obs. III de la Thèse de Schneider, Paris 1877.

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OBSERVATION XXXIT

Paralysie au début de la fièvre typhoïde.

La malade avait été prise quelques années auparavant, à la suite de la disparition totale d’un eczéma des membres inférieurs, d’une paraplégie qui avait persisté pendant une année entière.

La paralysie avait diminué peu à peu, à partir du moment où cette jeune femme était devenue enceinte.

Pendant six années, sa santé avait été très satisfaisante, lorsque huit jours après son entrée à l'hôpital, elle se plaignit de tièvre, de courbature, de perte d’appétit, d’envies de vomir sans diarrhée; elle se plaignit surtout de ne pouvoir se soutenir sur ses jambes.

Nous constatons une grande faiblesse dans l'exécution des mouvements des membres inférieurs, qu'elle dit être le siège d'élancements ; clile accusait aussi de la douleur dans la région dorsale de la colonne vertébrale, lors qu’on pressait les apophyses épineuses, ou qu’on percutait cette région.

Nous peusions qu'il existait là une myélite de cause rhumatismale.

Il n’y avait point de stupeur, point de diarrhée, le pou's n’était pas dicrote, aussi fut-ce à notre grand étonnement que trois jours après l'entrée de la malade, c’est-àdire onze jours après le début de la parapléoie, nous constatimes sur les parois de l’abdomen l’apparition de taches rosées lenticuluires.

Peu après, la paralysie disparut pour ne plus reparaître dans le cours de la maladie, ni dans la convalescence.

La fièvre typhoïde, bénigne du reste, suivit une marche normale, et sa durée ne fut que de trois septenaires.

(TroussEaU, Cliniques, 9° édition, tome I, page 360.)

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OBSERVATION XXXIHII

Fièvre typhoïde grave. — Guérison. — Paraplégie à début lent vers la septième semaine. — Paralysie de l’'oblique externe de l'œil gauche. — Rétention d'urine. — Guérison.

F... G., 24 ans, garde mobile, est admis à l’ambulance des Ternes, presque mourant. Pouls faible, algidite, évacuations involontaires, nombreuses taches rosées. Améhoration progressive; la fièvre typhoïde évolue sans complication en trente jours. À ce moment convalescent, sort comme infirmier. Vers la septième semaine depuis son entrée, la démarche devient trainante, les mains faibles et inhabiles. Peut encore marcher pendant dix jours, mais chaque jour plus faible.

Obligé enfin de prendre ie lit, qu’il ne peut quitter, même pour ses besoins naturels.

Paralysie de l’oblique externe de l’œil gauche, pendant huit à dix jours ; à plusieurs reprises, paralysie vésicale et catéthérisme.

Amaigrissement et peite des forces.

Guérison complète à la fin de la Commune.

(CorMmacok, vol. II, p. 333).

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